Pour l’arrêt des poursuites contre le site patrons-voyous.fr


 

Le site Patrons-voyous.fr recense les entreprises condamnées pour des fautes envers leurs salariés. Un site si instructif que les patrons aimeraient bien le voir disparaître…

Le journal Siné Mensuel fait découvrir à ses lecteurs ce mois-ci le site internet patrons-voyous.fr. Voici une copie de l'article.

Ce site existe depuis 2009 ; c'est une agence indépendante de notation sociale, qui a pour objectif de répertorier les patrons-voyous en France. C'est-à-dire ceux qui, sciemment, ne respectent ni le code du travail, ni les salariés, ni la collectivité, ni les syndicats et ne vénèrent que l'argent et le pouvoir. Sont présents sur ce site : les patrons condamnés pour non-respect du code du travail, discrimination, entrave, infraction à l'hygiène, homicide ou blessure involontaire, mise en danger d'autrui, abus de recours au CDD, atteinte à la dignité de la personne, etc.

Plus d'une soixantaine d'entreprises y sont déjà répertoriées. Voilà qui permet un meilleur rapport de forces entre les salariés, les institutions représentatives et les syndicats d'une part et les employeurs d'autre part. Le respect des lois et de la dignité humaine ont tout à y gagner.

Qui en veut à Patrons-voyous.fr ?
En avril 2015, le webmaster de patrons-voyous.fr reçoit un jugement. Il est condamné à 6 mois d’emprisonnement avec sursis, 3000 euros d’amende, 5000 euros de dommages & intérêts. Sans avoir été convoqué à l’audience.

Cette condamnation faisait suite à la plainte d’HENRI BIGNALET. Il est le DRH du groupe AUDIENS, qui s’est aperçu que son nom et son adresse étaient présents dans un jugement mis en ligne par le site patrons-voyous en 2011. Henri BIGNALET a fait appel à un huissier pour constater les faits.

Mais Henri BIGNALET ne demande surtout pas au webmaster du site d’ôter le nom et l’adresse, comme l’y enjoint la loi ‘Informatique et Libertés’. Il préfère déposer plainte auprès du procureur de la République, qui s’est empressé de poursuivre. La police a demandé au webmaster, d’ôter le nom et l’adresse en avril 2012, soit 6 mois après. Ce qui a été fait immédiatement.

Préjudice ou acharnement ?
Pour Henri BIGNALET, sa famille « et notamment ses quatre enfants ont été profondément affectés par cette diffusion. Ces derniers, âgés d’une vingtaine d’année, particulièrement connectés aux réseaux sociaux, ont pris connaissance fortuitement de ce site et de son contenu attentatoire à la réputation de leur père, de la même manière d’ailleurs que leurs propres amis, ce qu’ils ont vécu de manière particulièrement violente ».
Même un enfant de 5 ans comprend qu’Henri BIGNALET tente de se faire passer injustement pour une victime.

A la chasse au cégétiste
Le nom d’Henri BIGNALET était présent sur patrons-voyous.fr  lorsque le site a publié un arrêt de la Cour d’appel  de Versailles du 11 mai 2010. Cet arrêt faisait état d’une condamnation pour "référence à une sanction disciplinaire ou à une condamnation amnistiée" dans le cadre d’un licenciement contre un délégué syndical CGT.

Nous y voilà : la lutte des classes ne se déroule pas que dans les entreprises. Elle a lieu aussi devant les tribunaux pour faire taire ceux qui auraient l’outrecuidance de ne pas s’aplatir, ceux qui veulent montrer au monde  la réalité du travail et du combat syndical. Chez GOODYEAR comme sur le net, la justice de classe se combat !

 Je demande : l’arrêt des poursuites contre le site patrons-voyous.fr

"Il y a en France une justice de classe, dure pour les faibles et laxiste pour le pouvoir" (Eva Joly)

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