ARCHIVES 2012 et 2013

 

 

Le président de Saint Jean Industrie est RAPETOU EN CHEF de decembre 2013
Le président de Saint Jean Industrie a été condamné pour discrimination syndicale.

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Pétition Justice au Travail
L’objectif du Comité de soutien est de deux ordres :
1) Exiger la réintégration de Claudio CALFUQUIR injustement licencié de DASSAULT AVIATION.
2) Demander au législateur le renforcement du droit d’alerte (art. L.2313-2 du Code du Travail) obligeant sa mise en place lorsque celui-ci est demandé par un représentant du personnel.

Le Comité, les objectifs
Composition du Comité

• Philippe MARTINEZ, Secrétaire Général de la Fédération de la Métallurgie CGT.
• Bernard THIBAULT, ancien Secrétaire Général de la CGT.
• Marie-George BUFFET, Députée de Seine Saint-Denis, ancienne Ministre.
• Jacqueline FRAYSSE, Députée des Hauts de Seine.
• Martine BILLARD, ancienne Députée de Paris.
• Raquel GARRIDO, Avocate au Barreau de Paris.
• Gérard FILOCHE, Inspecteur du Travail.
• François CLERC, Juriste discriminations FTM-CGT.
• Pierre ETCHEGOYEN, Délégué Syndical Central CGT Dassault Aviation.
• Denis RENARD, Secrétaire Général de l’UD CGT Hauts de Seine.
• Eric COQUEREL, Dirigeant national du Parti de Gauche, Conseiller régional IDF.
• Jean-François BOLZINGER, Secrétaire Général UGICT-CGT.


Licenciement de Claudio CALFUQUIR.

Après avoir subi un tabassage par un jeune élu UMP et ses gros bras, le 23 avril 2013, Claudio CALFUQUIR obtient la condamnation de celui-ci en 1ère instance à 4 mois de prison avec sursis et 3 000 euros d’amende. CLAUDIO est licencié le 7 mai 2013. La concomitance des deux faits interroge sur une possible machination à partir d’une activation de réseaux politiques en lien avec DASSAULT AVIATION.

Claudio CALFUQUIR, Technicien salarié de DASSAULT AVIATION depuis 8 ans, est donc licencié le 7 mai 2013. La motivation du licenciement ne prend appui sur aucun élément factuel. Tous les entretiens professionnels individuels indiquent que Claudio remplit sa mission, sans remarque particulière sur quelque manque qui soit.

Ce salarié n’a, aux yeux de la direction, qu’un seul défaut : celui d’être porte-parole de ses collègues en demandant l’application des accords qui régissent le groupe et l’établissement de DASSAULT St-Cloud.
Il est reconnu par ses collègues et sa hiérarchie comme syndiqué de la CGT. Son licenciement s’apparente, dans ce cas de figure, à une discrimination syndicale caractérisée. Le délégué du personnel CGT a fait une demande officielle pour la mise en place d’un droit d’alerte (art. L.2313-2 du Code du Travail) que la direction a refusée.
Cette attitude marque une impossibilité pour la direction de DASSAULT AVIATION d’apporter des preuves formelles qui caractériseraient une faute du salarié entrainant son licenciement.

La réintégration sans délai de Monsieur Claudio CALFUQUIR à son poste de travail s’impose.

Un bel outil à disposition des délégués du personnel pour s’opposer à l’arbitraire patronal, le Droit d’alerte des délégués du personnel (art. L.2313-2 du Code du Travail) voit son efficacité altérée par le comportement dilatoire des patrons.
Cette procédure de Droit d’alerte, comme son nom l’indique, ne trouve de sens qu’au travers de la rapidité de sa mise en œuvre. Et son efficacité n’est réelle que si les parties en présence s’y conforment loyalement, ce qui n’est jamais le cas.
Après constat par le délégué du personnel d’une atteinte au droit des personnes, il saisit immédiatement l’employeur qui doit alors procéder à une enquête sans délai, avec le délégué du personnel.
Longtemps retors et dans le déni, les employeurs se soumettent généralement aux exigences de la loi et se conforment à l’obligation d’enquête. Dès lors, rapidement les difficultés apparaissent et le Droit d’alerte mis en œuvre capote inexorablement : les employeurs ne jouent pas le jeu.
Il faut croire que le législateur était sans illusion sur la bonne foi des employeurs ; dans le même texte il envisageait cette posture récalcitrante et précisait dans la foulée qu’en cas de désaccord ou de refus et à défaut de solution trouvée, le délégué à la possibilité de saisir le bureau de jugement qui statuera sous la forme du référé, pour la rapidité de cette juridiction. Le juge pourra ordonner toute mesure nécessaire pour faire cesser cette atteinte.

Jusqu’ici tout va bien. C’est à ce moment que les choses se compliquent. Les patrons jouent la montre. Si le législateur a bien pris les devants, il n’avait pas imaginé le degré de mauvaise foi des employeurs pour tenter de faire obstacle à cette obligation légale.

Les patrons jouent la montre. C’est ainsi, de façon constante les patrons vont conduire la procédure à son terme. Appel sur la décision de référé en leur défaveur puis pourvoi devant la Cour de Cassation… La procédure d’alerte, à vocation urgente, trouvera alors son épilogue au bout de cinq années d’une procédure laborieuse où le contentieux ne sera pas encore abordé sur le fond.

Garantir les salariés

Il conviendrait que le législateur réfléchisse à nouveau sur les modalités du dispositif d’application et de mise en œuvre du Droit d’alerte. Qu’il prenne les mesures nécessaires pour éviter les manœuvres malveillantes visant à la dévoyer. Il convient de redonner à cette procédure tout son sens, ce pourquoi elle a été pensée et mise en place : répondre dans l’immédiateté aux situations d’urgence.

Plus d'infos

 

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La société SOVAB (Usine Renault de Batilly)  est RAPETOU EN CHEF de novembre 2013
La société SOVAB (Usine Renault de Batilly) a été condamnée pour culpabilisation des salariés malades et accidentés du travail

 

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Travail dissimulé : Ryanair condamné à payer près de 10 millions d'euros aux parties civiles

Le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence a condamné mercredi la compagnie aérienne irlandaise pour avoir enfreint le droit social français.

Le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence a condamné mercredi la compagnie aérienne irlandaise Ryanair à payer 10 millions d'euros de dommages-intérêts aux parties civiles pour avoir enfreint le droit social français à l'aéroport de Marseille.

Une amende de 200 000 euros

Parmi les parties civiles figurent l'Urssaf, Pôle emploi, la Caisse de retraite et des syndicats des personnels navigants. Ryanair a par ailleurs été condamné à une amende de 200 000 euros, le tribunal n'ayant pas suivi les réquisitions du parquet concernant la confiscation, en valeur, des quatre Boeing 737 stationnés de 2007 à 2010 à Marignane (Bouches-du-Rhône).

Dans un communiqué publié mardi, le leader européen du transport aérien low cost a d'ores et déjà prévenu qu'il ferait appel d'"une décision négative et toute tentative des autorités françaises d'exiger le remboursement des cotisations sociales qui ont déjà été entièrement payées en Irlande".

Ryanair "joue avec les mots"

De l'ouverture d'une base en 2007 à sa fermeture en trompe-l'oeil début 2011, Ryanair n'a jamais déclaré son activité ni au registre du commerce ni à l'Urssaf, tandis que ses 127 salariés relevaient du droit irlandais. Un décret de 2006 prévoit que le code du travail français s'applique aux entreprises de transport aérien disposant en France d'une base d'exploitation, mais le transporteur - qui a tenté d'échapper par deux fois à sa comparution devant la justice, obtenant même un renvoi des débats fin janvier - invoque "un simple entretien" des appareils installés à Marignane.

Pour l'accusation, Ryanair "joue avec les mots" et la pérennité de son activité ne fait pas de doute, comme en atteste la présence de locaux, d'équipements et de deux cadres. Quant au personnel, il vivait dans la région.

Source

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HOTEL LE MERIDIEN ETOILE est RAPETOU EN CHEF de octobre 2013
HOTEL LE MERIDIEN ETOILE a été condamné pour HARCELEMENT

 

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Touche Pas À Mon Intermittente !


Pétition de Tissier Sophie


Le 30 mai 2013, Sophie Tissier, opératrice prompteur, est intervenue en direct dans l'émission "Touche pas à mon poste" de D8, pour dénoncer la baisse de salaire de 25% imposée du jour au lendemain sans la moindre concertation, par le groupe Canal Plus aux intermittents, dès l'entrée de la chaine D8 dans le groupe Canal Plus.


Voici l'extrait du Replay à 17'30 de programme, que la chaîne a censuré
En intervenant, Sophie Tissier a pris le risque d'être définitivement mise à l'écart, et c'est ce qui se passe pour elle à D8 : pour avoir osé dénoncer une situation insupportable (un groupe faisant 5 milliards d'euros de chiffres d'affaires, 714 Millions de profits, et dont le PDG augmente sa rémunération de 22% l'an dernier, mais qui réduit sans concertation les salaires), elle se retrouve rayée définitivement des plannings de D8 et Canal Plus, après deux ans et demi de bons et loyaux services et après avoir participé à la mise en place de l'émission d'Hanouna "Touche pas à mon poste" lors du déménagement de la chaîne. C'est totalement injuste.
La peur d'être écarté des plannings concerne tous les intermittents, les intérimaires, et plus généralement tous les précaires, dans toutes les sociétés, et surtout à Canal Plus/D8.
Nombreux sont ceux qui subissent ce genre de situation injuste en se taisant, parce que la fragilité même de la condition intermittente les oblige à être dociles et soumis pour pouvoir continuer à être employés. C'est pourquoi, il est absolument nécessaire de pouvoir exprimer son refus de se plier à la toute puissance des employeurs.
Cette pétition est un acte d'engagement constructif contre la dégradation des conditions de travail, que subit le secteur de l'audiovisuel, mais aussi plus généralement, tous les secteurs qui ont recours à des intermittents, saisonniers, intérimaires et précaires, en CDD à répétition depuis de nombreuses années.

Nous demandons :
- la réouverture des négociations de l'entrée dans l'UES (Union Économique et Social) de Canal Plus et de ce fait la revalorisation des salaires.
- la reconnaissance du métier d'opérateur prompteur, avec une qualification, un statut et un salaire adaptés aux tâches inhérentes (rédactionnel, réactivité, relationnel, habileté, résistance au stress).
- la réintégration de Sophie Tissier dans les plannings de D8/Canal Plus.
Soyons solidaires dans la défense des droits de tous les salariés. Ceux qui le souhaitent peuvent signer sous couvert d'anonymat, les noms des signataires seront ainsi cachés aux responsables de chaîne...
Signez la pétition "Touche Pas A Mon Intermittente" et faites tourner autour de vous !

MERCI

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MECARUNGIS est RAPETOU EN CHEF de septembre 2013
MECARUNGIS a été condamné pour ATTEINTE A LA DIGNITE

La société MECARUNGIS permet aux grossistes de viande de s’appuyer sur une société prestataire de services en traçabilité, facturation et encaissement des créances.
Cette charmante société vient d'être condamnée pour 'atteinte à la dignité humaine'.
Disons que c'est un cran au dessus le harcèlement.

Extrait :

"le 7 juin 2007, au cours d’un entretien, l’employeur, aux dires de la salariée, lui tient les propos suivants :
« Mme D auriez-vous une grave maladie, un ulcère qui pourrit, des incontinences, un cancer, quand je sors de votre bureau j’ai mes vêtements qui sont imprégnés des odeurs nauséabondes ».

La Cour de cassation répond :

l'atteinte à la dignité de son salarié constitue pour
l'employeur un manquement grave à ses obligations

Présentation de cet endroit idyllique

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Les conseillers du salarié servent-ils plus à leur syndicat qu'aux salariés qu'ils sont sensés défendre ?

Qui sont les conseillers du salarié ?
Un conseiller du salarié est une personne dont la mission est d'assister tout salarié convoqué à un entretien préalable au licenciement dans les entreprises dépourvues d'institutions représentatives du personnel.
" Il est inscrit sur une liste arrêtée par l'autorité administrative après consultation des organisations représentatives d'employeurs et de salariés au niveau national, dans des conditions déterminées par décret.
La liste des conseillers comporte notamment le nom, l'adresse, la profession ainsi que l'appartenance syndicale éventuelle des conseillers. Elle ne peut comporter de conseillers prud'hommes en activité " (Article L1232-7 du code du travail).
Le mandat est départemental, et c'est le Directeur régional du travail qui nomme les conseillers. Ce mandat dure trois ans.
Le Directeur doit d'abord consulter les organisations patronales et salariales représentatives au niveau national siégeant à la Commission nationale de la négociation collective (Article D1232-4 du code du travail).
Ces organisations ont un mois pour présenter leurs observations.
Est-il rassurant, pour les salariés, de s'apercevoir que même les organisations patronales sont consultées pour valider les listes de conseillers du salarié ?
C'est sans doute pour le bien des salariés….

Qui les forme ?
Afin d'exercer leur mandat, les conseillers du salarié doivent se former, en application de l'article L1232-12 du code du travail. Les formations sont dispensées dans des centres agréés, comme le prévoit l'article R3142-2.
Les syndicats confédérés sont présents au travers de centres agréés qui leur sont dédiés. Le grand nombre de leurs syndiqués, de leurs militants, leur permet d'avoir des formateurs expérimentés.
Les petits syndicats peuvent opter pour une formation universitaire.

Un mauvais exemple, les conseillers du salarié dans les Yvelines...
Dans les Yvelines, les conseillers du salarié sont au nombre de 199 .
La ventilation par syndicat donne respectivement 37 conseillers pour la CGT, 28 pour la CFDT, 32 pour Force Ouvrière, 27 pour la CFE-CGC, 25 pour VEOLIA-Transport, 17 pour les 'individuels', 13 pour Solidaires', 11 pour la CFTC et 9 pour l'UNSA.
La première chose qui surprend, c'est la présence d'un syndicat isolé, VEOLIA-Transport, issu d'une entreprise : VEOLIA. Certes, cette entreprise est grande, mais tout de même !

Deuxième chose, c'est le nombre de conseillers présentés par ce syndicat : 25 !
Soit presque autant que la CFDT (28), que la CFE-CGC (27), deux fois et demie la CFCT (11), plus que l'UNSA et Solidaires réunis (22).
Y-aurait-il tant de syndiqués chez VEOLIA-Transport ? Beaucoup de militants ?
Une simple recherche sur internet semble indiquer que sous la bannière de ce syndicat, est présent un salarié d'une autre entreprise :
Ainsi un conseiller, issu de la CGT, semble travailler pour une société informatique. Un salarié du transport qui aura choisi un conseiller sensé connaitre la problématique du transport et les spécificités des conventions collectives du secteur sera surpris de voir débarquer un informaticien.
On trouve aussi un ancien secrétaire général de l'union locale CGT de Chatou, ainsi qu'une défenseur syndicale agissant pour le compte de l'union locale CGT de Chatou.
La double appartenance syndicale est-elle permise ? N'est-elle pas source de confusion ?
Le salarié qui se fait assister par une conseillère présentée par le syndicat VEOLIA-Transport se verra-t-il proposé d'être défendu par la CGT ?
Ce syndicat ne serait-il pas une simple scission locale du syndicat CGT ?

Troisième surprise de cette liste, c'est la présence de conseillers 'individuels'.

Les questions ne manquent pas devant cet état de fait :
- Les organisations salariales représentatives au niveau national ont-elles été réellement consultées pour cette liste de conseillers du salarié ?
- Si oui, ont-elles-fait part d'observations ?
- Si oui, que disent ces observations ?
- Si non, pourquoi ?
- Les conseillers du salarié présentés par VEOLIA-Transport ont-ils suivi une formation initiale ? Ou une formation continue par leur structure syndicale ?
- Quand aux conseillers individuels, qui les forme, qui les suit, qui s'assure de leur probité? De leur implication dans leur mandat ? Le Directeur régional de l'emploi qui les nomme ?
- Comment les syndicats, au niveau national, peuvent-ils laisser passer cela sans ciller ?

Mais alors, pourquoi donc ce syndicat présente-t-il autant de conseillers ?
Le syndicat VEOLIA-Transport est affilié au " syndicat anti-précarité ", il en est même la principale force
Ce syndicat a déjà fait parler de lui, en tentant de se présenter lors des élections dans le cadre des TPE, en décembre 2012. Le tribunal d'instance du quinzième arrondissement de Paris l'avait écarté par jugement du 29 octobre 2012, annulant sa candidature au motif que son objet " exclusivement juridique ", ne lui permettaient pas de revendiquer la qualité de syndicat.

Les nombreux conseillers du salarié de ce syndicat ont-ils vocation à alimenter le secteur juridique de ce syndicat, avec la manne financière que cela représente ?
Cela permet aussi à des militants de ce syndicat en création d'avoir des salariés protégés qui vont pouvoir, en toute quiétude, tenter de monter une section syndicale dans leur entreprise.
Voilà qui participe à l'émiettement syndical, au grand bénéfice des patrons.
Comme si 5 syndicats (plus l'UNSA, Solidaires, qui existent depuis plusieurs années au niveau national) ne suffisaient pas à représenter les revendications des salariés !

Il est grand temps que les syndicats représentatifs regardent d'un peu plus près ce qui se trame au niveau des désignations des conseillers du salarié.

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FRANCE TELEVISION est RAPETOU EN CHEF de août 2013
FRANCE TELEVISION a été condamné pour
ABUS DE CDD

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Daniel Mermet ou les délices de " l'autogestion joyeuse "

Après Jacques Chancel l'année dernière, c'est Daniel Mermet qui vient de recevoir le Grand Prix de la SCAM (Société civile des auteurs multimédias) pour " l'ensemble de son œuvre ". Décernée le 21 juin dernier, cette gratification récompense un journaliste hétérodoxe de 71 ans qui a hissé le reportage radiophonique au rang d'art sonore et battu le pavé des luttes sociales en France et à l'étranger depuis un quart de siècle. Elle distingue aussi l'émission qu'il produit et anime chaque jour sur France Inter, " Là-bas si j'y suis ", l'un des rares espaces dans l'empire audiovisuel français à faire écho aux luttes sociales et aux pensées dissidentes. Pour tout ce que la " gauche de gauche " compte en éditeurs, auteurs, artistes ou chercheurs ignorés par les grands médias, " Là-bas si j'y suis " (LBSJS pour les intimes) représente un refuge intellectuel en même temps qu'une fantastique aubaine promotionnelle : il n'y a guère que " chez Mermet " qu'ils peuvent accéder à un public de 610 000 auditeurs en moyenne (chiffres Médiamétrie 2012), réputés fidèles et réceptifs. Mais la remise du hochet de la SCAM - lesté tout de même d'un chèque de 7 000 euros - au baryton de la résistance FM fournit aussi l'occasion d'éclairer une facette plus méconnue du personnage : les pratiques managériales pas toujours très scrupuleuses dont il use avec les plus précaires de ses collaborateurs. L'heure étant venue d'honorer " toute son œuvre ", arrêtons-nous un instant sur cette œuvre-là.

L'information ne s'est pas ébruitée hors des couloirs de Radio France, mais LBSJS peut se targuer d'être l'une des très rares émissions du service public où les souffrances au travail ont donné lieu à une enquête interne. C'était le 17 janvier 2012. Ce jour-là, alertés sur le cas de deux reporters à bout de nerfs récemment jetés à la porte par Daniel Mermet, les syndicats de Radio France (Sud, CGT, CFDT, FO, SNJ, CFTC) votent à l'unanimité l'ouverture d'une audition des membres de l'équipe de LBSJS devant le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Panique dans les murs étroits du bureau 528, où le maître des lieux tente en urgence de parer au déballage qui s'annonce : envoi de SMS aux syndicalistes, promesses de révélations compromettantes sur les deux importuns qui ont osé, selon leurs termes, " briser la loi du silence ", refus outragé de répondre au syndicat Sud, qui lui a fait parvenir un questionnaire précis sur les contrats, les heures de travail et les procédures d'embauche à LBSJS. Se peut-il que la bonne voix chaude qui défend les opprimés tous les après-midi à 15 heures soit citée à comparaitre devant les élus du personnel comme le serait un patron voyou dans quelque joyeuse république bolivarienne ? Chez Sud, qui mène la fronde, on ne lâche rien : la saisie du CHSCT, c'est l'occasion tant attendue de mettre enfin sur la place publique le " comportement de petit tyran, les insultes et les méthodes de Daniel Mermet ", se réjouit un permanent du syndicat.

" La plus ubuesque des impostures "
Les deux témoignages à l'origine de l'enquête ne surprennent pas les syndicalistes ni les habitués de la maison, mais, pour un auditeur confiant dans la soif de justice sociale qui paraît animer le producteur de " Là-bas si j'y suis ", ils ont de quoi faire dresser les cheveux sur la tête. Dans sa lettre aux syndicats, Benjamin Fernandez, l'un des deux lanceurs d'alerte, évoque par exemple " la plus crapuleuse des entreprises d'exploitation et la plus ubuesque des impostures qu'il [lui] ait été donné d'expérimenter dans un environnement professionnel ".

Journaliste et enseignant, Fernandez travaillait comme professeur de philosophie dans un lycée français de New York lorsque Daniel Mermet, qui l'avait préalablement sollicité pour un reportage à Haïti, lui proposa de rejoindre son équipe à Paris. On l'affecterait pendant quatre mois à des préparations de dossiers, après quoi on lui donnerait les coudées franches pour réaliser ses propres reportages. Aux dires de Fernandez, la promesse d'une rémunération de " 1 800 euros nets pendant six mois " - seuil à partir duquel il pourrait prétendre au gros lot des Assedic du spectacle - faisait partie des verroteries que le producteur lui fit tinter aux oreilles. Devenir reporter à " Là-bas si j'y suis " ? Proposition irrésistible ! Fernandez demande toutefois une clarification : journaliste de presse écrite, c'est un néophyte en reportage radio. " Cela s'apprend ", le rassure Mermet. Confiant, il se jette à l'eau. Démissionne de son lycée, s'installe dans une soupente à Paris. À deux reprises durant l'été il rencontre son employeur, pour convenir avec lui des sujets à préparer et obtenir des précisions sur son contrat. " Nous verrons pour ça, ne t'inquiète pas ", élude le recruteur. À la rentrée de septembre 20111, le jeune rapatrié frappe gaiement à la porte du bureau 528. À partir de là, Mermet montre un visage moins amical. " Quel contrat ? Ici les journalistes sont payés au résultat ", lui annonce-t-il. Fernandez ne touchera que les deux tiers du cachet promis et sur une durée de trois mois seulement. En fait, à l'issue de cette période, il ne sera payé et déclaré que pour un mois et demi. Logique, puisque l'un de ses reportages, pourtant commandé, approuvé et validé par le chef, est passé à la trappe sans la moindre explication, hormis celle-là : " Oui, il est bien, mais je ne suis pas obligé de le diffuser. " Pas diffusé, pas payé, c'est le dicton de la maison.
Le salaire de la peur

À la difficulté de joindre les deux bouts s'ajoutent les délices de " l'autogestion joyeuse ", comme l'appelle Mermet devant ses admirateurs : la panoplie des petites amabilités managériales destinées à faire comprendre à l'employé que sa condition le situe quelque part entre le vermisseau à tête plate et le gastéropode sans coquille. " Trois mois de laminage psychologique durant lesquelles il m'ignore impérieusement, regarde avec dédain tous les travaux que je lui propose, rejette avec mépris tous mes sujets, raconte Fernandez. Les séances d'écoute comme de proposition de sujets sont des rituels d'humiliation bien rodés qui concernent tous les reporters : Daniel Mermet écoute distraitement, griffonne sur un papier, soupire, maugrée, peste, fait des remarques désobligeantes, puis renvoie le reporter tourner de nouvelles séquences. Je verrai de nombreuses fois les reporters humiliés et même une collaboratrice fondre en larmes. "Il faut qu'ils en chient, les mener à la baguette", c'est le credo de direction de son équipe. " Fernandez s'accroche en s'efforçant de ne pas courber l'échine, mais l'exercice se révèle par trop acrobatique. " Cela ne fonctionnera pas, tu dois commencer à chercher autre chose ", lui glisse le producteur après l'émission en direct de la Fête de l'Humanité, entre deux verres de rouge et les accolades fraternelles échangées avec ses fans. Deux mois plus tard, ce sera la porte2. " Le feeling n'est pas passé ", expliquera le boss en guise de motif de renvoi.

" Daniel Mermet procède en marge de tout droit du travail, en jouant sur l'affectif et sur son image de journaliste engagé à l'inflexible droiture, conclut le reporter dans son courrier aux syndicats. Nul besoin d'être un spécialiste clinicien pour reconnaître chez cet homme une pathologie communément répandue chez les aspirants au pouvoir : les pervers narcissiques jouissent de la séduction qu'ils exercent et de la domination qu'ils infligent, une autre manière d'éprouver du plaisir. Le problème se pose véritablement quand ce complexe est érigé en système de management et s'épanouit sous les oripeaux de la droiture éthique et de l'humanisme flamboyant. Les auditeurs qui, fidèles au credo de l'émission, honnissent les mythologies mystificatrices et les machines de soumission, en tireront, comme moi, et comme les syndicats de Radio France, les justes conclusions. "

Le second témoignage émane de Julien Brygo, un journaliste qui a travaillé un an et demi à LBSJS et réalisé quelques-uns des reportages les plus marquants de la saison 2010-2011 (le voyage de presse à l'usine de Bolloré, les toilettes du palace parisien le Bristol, la réquisition par l'armée des raffineurs grévistes de Grandpuits…). " Quand on arrive chez Mermet, il faut d'abord accepter d'être considéré comme un nouveau-né, ou une sorte de stagiaire privilégié qui doit s'estimer extrêmement chanceux qu'on le regarde et qu'on écoute ses sons. On nous présente l'accession au statut de reporter permanent comme une mission divine parsemée d'embûches, un long chemin censé acter l'entrée dans une "vraie famille", pendant lequel le reporter doit se donner à fond, prouver qu'il est compatible avec les humeurs du chef et qu'il est bien digne de devenir l'un de ses "petits". J'ai accepté de ne pas compter mes heures de travail, de travailler chaque jour au bureau et chez moi, de cesser les piges que je faisais ailleurs et d'encaisser les joutes verbales de Mermet. Quand on cherche à pratiquer un journalisme offensif de ce niveau-là, on se persuade que le jeu en vaut la chandelle. " Brygo paie de sa personne. Après avoir travaillé six mois gratuitement, le temps de se former aux exigences spécifiques de l'émission, il accède au " tarif débutant " à la rentrée 2010 (638 euros nets par reportage), avant de goûter au traitement mirobolant des " confirmés " (927 euros nets par reportage, assortis d'un rabais de 50 % sur le second volet d'un reportage en deux parties).
Crime de haute trahison
Brygo va tenter à son tour de décrocher la carotte de l'intermittence du spectacle, agitée sous le nez de chaque nouveau reporter. Mais dix-huit mois de bons et loyaux services et dix reportages diffusés ne lui suffiront pas pour atteindre le seuil fatidique des 507 heures en huit mois. Car le système est d'une pingrerie savamment étudiée. Chez Mermet comme ailleurs dans la maison ronde, le temps de travail est pré-quantifié à 42 heures par reportage diffusé, une plaisanterie quand on sait que l'enquête, la prise de son et le montage prennent au moins trois fois plus de temps. La législation a beau retenir le temps de travail comme critère suprême de la rémunération, le héraut des droits des travailleurs impose à son personnel de ramer sans compter ses heures. Mais Brygo " ne moufte pas ". Malgré le rachitisme de la paie et un climat irrespirable, il ne demande pas mieux que de se " donner à fond " et à temps plein.

Sa motivation paraît porter ses fruits, jusqu'à ce fameux reportage sur les forçats du prospectus. Le sujet consistait à suivre des personnes âgées qui arrondissent leur maigre retraite en distribuant des tracts publicitaires. Dans le cadre de son enquête, Brygo s'invite dans le bureau du président d'Adrexo, l'un des gros de ce marché. Le patron juge-t-il normal de faire courir des précaires du troisième âge pour pas plus de trois ou quatre cents euros par mois, quand lui-même se verse royalement un salaire de… combien, au fait ? À cette question, le patron se rebiffe : " Mon salaire n'est pas le sujet, je ne vous demande pas quel est votre salaire à vous ! " " Mais je peux vous le dire, rétorque le journaliste du tac au tac, je gagne entre 800 et 850 euros par mois. "

En règle générale, Daniel Mermet écoute intégralement chaque sujet avant sa diffusion. Mais l'interview du patron d'Adrexo a été ajoutée sur le tard, de sorte qu'elle a échappé au contrôle préalable de l'animateur. Lequel s'étrangle en découvrant la séquence en direct. À LBSJS, la question des rémunérations est un sujet tabou qui ne doit jamais sortir du bureau 528. L'évoquer dans le cadre d'un reportage, fût-ce à brûle-pourpoint et dans le seul but d'obtenir l'information recherchée3, c'est se rendre coupable de haute trahison. Les équipiers de LBSJS pressentent l'orage qui va éclater lorsqu'à l'issue du sujet, juste avant de lancer le générique de fin, Mermet prend soin de rectifier à l'antenne : " Julien Brygo a déclaré qu'il gagnait 850 euros par mois ; c'était bien avant de rejoindre l'émission "Là-bas si j'y suis", où tout le monde est grassement payé ! " C'est dit sur le ton de la plaisanterie, mais le taulier ne rigole pas du tout.
" On voit bien les œufs cassés, mais où est l'omelette ? "
Dans les jours qui suivent, Brygo mesure ce qu'il en coûte d'écorner le mythe d'un Mermet follement épris de justice sociale. " Il m'a dit : "C'est inadmissible d'avoir dit dans ton reportage que tu gagnais 850 euros par mois ici." Il s'est plaint aussi d'avoir reçu plusieurs mails lui reprochant de ne pas bien payer ses reporters, racontera le journaliste. Aux yeux de Mermet, j'ai "fait du chantage sur mes cachets". Il m'a accusé de vouloir "prendre le pouvoir" et de "saboter" l'émission, alors que je ne faisais que mon boulot. Et pour cause : j'avais accepté dès le début le traitement social réservé aux pigistes. Je suis tombé des nues, je ne m'attendais pas du tout à être conspué de la sorte. "

Dans le long témoignage qu'il livre aux syndicats de Radio France, Brygo relate en détail les charmes de la vie de reporter à LBSJS : le " tarif débutant ", le " pas diffusé, pas payé (même si commandé) ", les cachets au rabais et à la tête du client, l'ambiance à couper au couteau, l'habile division de l'équipe entre techniciens dotés d'un contrat fixe et reporters anxieux du lendemain, les pratiques de " harcèlement moral ", les encouragements à la courtisanerie et à la délation, le rôle de contremaitre dévolu au réalisateur (" auquel le producteur a malicieusement délégué le paiement des piges "), l'obligation de postuler au statut d'intermittent, le refus de décompter les heures de boulot ou de prendre en compte le travail dominical, etc. Le lecteur en sort étourdi.
" L'une des questions qui revient le plus souvent, quand on expose la réalité sociale de cette émission, c'est : "Si Mermet méprise ses travailleurs, les divise et les interchange sans aucun scrupule, comment faites-vous pour supporter l'énorme contradiction avec ce qu'il dit tous les jours au micro ?", observe Julien Brygo. Ce qui fait tenir ce système, c'est l'idée selon laquelle cette émission est la seule, la meilleure, la plus critique, la plus subversive, la plus exigeante… C'est en vertu de cette rémunération symbolique que les gens tiennent le coup et subissent en silence les accès de colère du patron, ses insultes, ses chantages à la valise ou ses crises existentielles. Quand le calme revient dans le bureau, après s'être défoulé sur ses "petits", "Daniel" reprend inlassablement le fil de sa grande narration, de tel ou tel reportage mémorable à Sarajevo ou à Kaboul. Il passe sa vie à se raconter, à sublimer son propre récit, pour, toujours, alimenter sa légende, celle du grand résistant, même en face de gens qui connaissent par cœur la moindre de ses anecdotes. N'importe quelle personne qui a une fois posé les pieds dans son bureau se rend compte que seul le maître a droit à la parole et qu'il y règne un silence de mort. Au long des années, il a fragmenté ses équipes en créant des rivalités factices dont il joue constamment ("tu es meilleur qu'elle, c'est toi qui a fait le reportage le plus modeste et génial") pour consolider son trône et régner en divisant. Il en résulte un esprit de compétition et de soumission qui ne rend pas l'émission meilleure, au contraire. On dit qu'on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs... Chez Mermet, on voit bien les œufs cassés. Mais où est l'omelette ? "
Pourtant, tout le monde n'est pas maltraité à " Là-bas si j'y suis ". Les reporters permanents, comme Giv Anquetil, Antoine Chao ou Charlotte Perry, disposent de revenus corrects et d'un statut de " lieutenants du bon dieu " qui les met à l'abri des tourments. Mais ce privilège ne va pas sans contreparties, au premier rang desquelles l'obligation de regarder ailleurs quand un collègue se fait démolir. La solidarité des travailleurs, c'est bon pour l'antenne, pas pour le bureau 528. Certains, comme Antoine Chao, donnent des coups de main aux débutants et tentent parfois d'arrondir les angles. Mais, en cas de conflit, il n'y a plus personne. Plus encore que les conduites autoritaires de Mermet, c'est l'incapacité de l'équipe à faire front contre elles et à soutenir les camarades les plus fragilisés qui signe la déroute de l'émission sur le plan de ses principes politiques.
La foudre de Zeus
Là encore, le témoignage de Julien Brygo livre quantité d'anecdotes édifiantes. On n'en mentionnera qu'une seule. Le soir du 30 juin 2011, le jeune journaliste rejoint l'équipe pour dîner dans un restaurant situé à deux pas du domicile du maître, dans la rue Montorgueil, à Paris. Il s'agit de fêter la saison qui s'achève et de commencer déjà à échanger quelques idées pour la rentrée de septembre. Brygo ne se doute pas que la conviviale bombance sera le théâtre de son " lynchage gastronomique ". À peine servie la tête de veau commandée par le patriarche, celui-ci se met à pester contre les " petits bourgeois qui cherchent à saboter l'émission ". L'ambiance tourne au vinaigre, chacun plonge les yeux dans son assiette. À l'heure du digestif, Mermet pointe l'index sur le " saboteur " maintenant identifié. Les accusations se mettent à crépiter, si farfelues qu'elles laissent Brygo littéralement bouche bée. Le producteur lui fait grief notamment d'avoir invité un soir sous son toit plusieurs de ses collègues de travail et d'avoir tenu à cette occasion des propos critiques sur le fonctionnement de l'émission - un crime de lèse-majesté que les sympathiques convives, une fois de retour au turbin, se sont empressés de rapporter au patron, en chargeant la barque au maximum. Les joies de la vie de bureau… Son mojito dressé en l'air tel la foudre de Zeus dans un péplum fauché, Mermet fait gronder le tonnerre de sa voix radiogénique : " Je t'en veux personnellement, Brygo, d'avoir créé ça dans l'équipe, des revendications salariales, alors que les règles sont claires quand tu entres dans la boîte ! C'est tant du cachet et voilà. Moi qui pensais qu'on était en autogestion joyeuse dans cette équipe, je découvre avec ce que tu as fait que tu t'es livré à des jeux de pouvoir pour prendre le pouvoir dans l'émission. Tu pourras dire que t'as travaillé à "Là-bas si j'y suis", ça fait bien comme carte de visite, hein ? Tu pourras dire que tu t'es payé un patron de gauche, hein ? "4 Abasourdi, Brygo jette un coup d'œil autour de lui, en quête d'un éventuel soutien contre cette éruption de bontés volcaniques. Mais à la table personne ne bronche. " Je démissionne !, explose Daniel Mermet. Ouais, je démissionne, ras-le bol de bosser avec des bourgeois qui ne pensent qu'au fric ! "

S'ensuit une scène proprement biblique où, comme le racontera Brygo, " toute l'équipe s'agglutine autour du patron pour poser sa main sur son avant-bras et le convaincre de "ne pas faire ça", de "ne pas démissionner, pas à la veille d'une élection présidentielle". Sur ce, le patron lève le camp et tout le monde s'en va. Chacun prend son petit sac, son petit manteau, son petit casque et me laisse, jetant des regards noirs à mon endroit ou évitant les miens. Je reste là, seul, sur le trottoir, à 3 heures du matin (mon procès aura duré une grosse heure et demie). Tout ce pour quoi j'avais œuvré depuis plusieurs années venait de s'effondrer. Je réalise que ce repas était mon pot de départ ". Pas un camarade ne l'appellera au téléphone pour lui exprimer un quelconque regret ou témoignage de sympathie.
" Il a fallu que je sauve ma peau "

Pour les syndicats de Radio France, les récits de Fernandez et de Brygo ont d'autant plus de valeur qu'ils sont nominatifs. Depuis la tentative de suicide en 2003 d'une assistante de production de LBSJS5, suivie par le témoignage de deux reporters punis pour avoir refusé de signer une pétition écrite par et en soutien de Daniel Mermet6, aucun collaborateur ne s'était jamais manifesté publiquement pour dénoncer ses conditions de travail. Rien n'a jamais filtré dans la presse ou sur Internet, hormis deux ou trois échos dans des médias alternatifs à diffusion restreinte, comme CQFD et Acrimed. L'expression " loi du silence " peut paraître théâtrale, elle correspond pourtant à une réalité largement vécue. Chacun le sait à Radio France, le personnel de LBSJS connaît un " turn over " " digne d'un Taco Bell du Michigan. On a fait le calcul : entre 2010 et aujourd'hui, l'émission " modeste et géniale " a usé quatre réalisateurs, trois assistants réalisateurs, quatre attachés de production, six " chefs du répondeur " (responsables du tri des messages d'auditeurs diffusés au début de l'émission) et huit reporters. Malgré cette rotation endiablée, rares sont les vétérans qui acceptent de témoigner après leur départ.

Ève7 est de ceux-là. Cette ancienne " cheffe du répondeur ", poste " le moins considéré de l'émission ", dit-elle, était " payée 700 euros par mois pour un travail proche du temps plein mais déclaré comme un mi-temps. Soit 50 euros bruts pour quatre heures travaillées par jour, alors que le travail prenait souvent une à deux heures de plus ". Elle se souvient " d'un climat de travail très lourd, où chacun se méfiait de l'autre et où la règle, c'était le silence ". " Je trouve terrible, ajoute-t-elle, que la seule émission de reportages longs de Radio France soit aussi destructrice, comme si devenir reporter nécessitait de se sacrifier. À Radio France, on conseille souvent aux jeunes de passer par "l'école Mermet" pour devenir reporters. Mes plus proches collègues m'ont quant à eux déconseillé d'essayer, de peur que je ne me fasse "broyer comme les autres". J'ai préféré quitter l'émission. "

" Il a fallu que je sauve ma peau, raconte Maurane8, une autre ancienne responsable du répondeur. Mon docteur m'a dit : "Soit vous prenez des cachets pour continuer à ce rythme, soit vous arrêtez." J'ai arrêté. Auparavant, j'ai eu droit à mon lynchage, moi aussi. C'était à propos d'un message que je n'avais pas eu le temps d'intégrer à la liste. Mermet arrive toujours à la dernière minute et il faut que tout soit prêt en dix secondes, sinon il vous accuse de tirer au flanc. " Si elle refuse de s'exprimer à découvert, comme tant d'autres, c'est, dit-elle, " parce que cette émission est trop importante. C'est la seule qui nous reste dans les grands médias ". Un fond de loyauté indéracinable, couplé à la crainte de fournir des arguments aux ennemis politiques de LBSJS (à commencer par Philippe Val, le patron sarko-socialiste de France Inter, avec lequel Mermet semble partager néanmoins une même conception de la gestion des ressources humaines), explique en partie la réticence des anciens à divulguer les joyeuseries dont ils ont été les témoins ou les victimes. Parfois aussi, ils se découragent à l'idée que personne ne voudra les croire. Comment admettre ou expliquer qu'une émission ancrée dans l'esprit de résistance et la ferveur des mobilisations populaires, disposant d'un réseau de cent soixante-douze " repaires d'auditeurs modestes et géniaux " (AMG) et mobilisant chaque jour sur son répondeur une centaine de messages contre les négriers du capitalisme moderne, fonctionne elle-même comme une essoreuse néolibérale ?
" Comme certains sont nègres, moi je suis rouge "
" Ça a été trop douloureux pour moi, je ne veux plus en parler, lâche Maurane. Le rythme d'enfer, la pression, le silence dans le bureau… Et puis mon petit lynchage où, en tant que fille d'ouvriers, je me suis fait traiter de "traître à ma classe". " Le doyen de LBSJS possède en effet cette habitude charmante qui consiste à utiliser l'origine sociale de ses employés en guise d'arme d'intimidation massive. À la manière d'un Bernard Tapie ou d'un Joey Starr, Daniel Mermet ne cesse d'invoquer ses propres origines populaires pour marcher sur la tête des autres. " Comme certains sont nègres, moi je suis rouge ", proclame-t-il comme on brandit un bâton de maréchal10.

Aline L. a hésité longtemps avant de parler. " Non par crainte des représailles, nous dit-elle, ni par celle d'écorner l'image d'une émission qui porte des problématiques et des combats qu'on entend peu ailleurs. " Elle n'ignore pas " combien l'image de Daniel Mermet et de "Là-bas si j'y suis" est inébranlable aux yeux de ses auditeurs : on a beau raconter nos souffrances en détail, il y a toujours chez eux l'idée que le problème ne vient que de nous ". L'explication, commune à beaucoup de ses anciens collègues, est épidermique : " J'ai hésité parce que c'est une page que j'ai eu beaucoup de mal à tourner et qu'il m'est encore très douloureux de m'y replonger. "

Elle accepte pourtant de s'y replonger à notre demande. En 2009, Aline travaillait à RFI pour une émission sur la société française. Reporter depuis sept ans, elle commençait à " prendre confiance " dans ses capacités, à suivre ses intuitions et à tracer son chemin, qui croise un jour la route de Daniel Mermet. " Ayant été séduit par l'un de mes sujets sur la fermeture d'une usine en Normandie, il m'a invité par le biais de son réalisateur à venir travailler pour lui, raconte-t-elle. Je savais bien ce qu'on disait des conditions de travail et de son caractère tyrannique : ce n'est pas un secret quand on fréquente de près ou de loin Radio France. Le seul fait que cette émission si connue et si respectée soit en permanence à la recherche de nouveaux journalistes indiquait qu'on s'y éternisait rarement. Mais j'ai été flattée de sa démarche et la première rencontre fut plutôt sympathique. "

Aline pénètre sur la pointe des pieds dans le bureau 528, sans renoncer pour autant à ses autres collaborations et en restant prête à décamper en cas d'intempérie. " J'ai passé les premiers tests avec succès. À cette époque, Daniel était adorable, charmant, drôle, attentif. J'ai proposé un sujet sur la fermeture de l'aciérie de Gandrange, un an après les célèbres promesses de Nicolas Sarkozy. Il m'a donné son feu vert. " Le jour de la diffusion, il lui décerne un chaleureux bravo. " Venant d'un vieux routard comme lui, ce sont des compliments que l'on n'oublie pas. Un collègue m'a dit : "Tu as vraiment de la chance d'être accueillie dans ses conditions-là, je n'ai jamais vu ça. Moi, il m'a fallu deux ans pour obtenir cette considération." J'ignore pourquoi, mais j'ai pris ça comme un mauvais présage. Je me suis dit que mon tour viendrait. "
" Que dois-je rapporter pour plaire à Daniel ? "
Après les vacances d'été, Aline propose un sujet sur le travail des jeunes en Seine-Saint-Denis. Mermet est partant car, dit-il, " ici on n'arrive pas bien à traiter de ces sujets ". Elle lui rapporte les témoignages, obtenus au terme de longues tentatives d'approche, de quatre jeunes adultes du quartier des 3000 à Aulnay-sous-Bois. " Ils avaient accepté de quitter leur carapace pour se confier un peu à moi, poursuit Aline. Ils m'ont emmené dans un squat, leur tanière, pour évoquer leurs difficultés et le mépris qu'ils avaient pour le métier de leurs pères, ouvriers à l'usine PSA voisine. Mon expérience sur ces terrains de banlieue parisienne me faisait penser que je tenais une pépite. D'ailleurs, à la première écoute, Daniel a hoché la tête, satisfait : "Mais je pense que ça peut être encore mieux... Pourquoi tu n'interrogerais pas leurs pères ?" Je savais parfaitement que les jeunes, après s'être dévoilés ainsi, ne me laisseraient jamais entrer en contact avec leurs parents. Mais Daniel m'a dit d'essayer quand même. "

Au même moment, Aline est retenue ailleurs pour un travail de deux semaines. " Daniel s'est renfrogné à l'idée que je puisse lui préférer un autre employeur. A mon retour, j'ai senti que les choses avaient changé. Je n'ai jamais trouvé les pères, mais j'ai tourné de longues heures avec d'autres jeunes, dans des missions locales. J'avais de la matière. Je remontais une émission. À chaque écoute c'était bien, mais jamais assez. Plus je repartais sur le terrain et moins je savais ce que j'allais y chercher. Je ne suivais plus mon instinct, je me disais seulement : "Que dois-je rapporter pour plaire à Daniel ?", ce qui est la démarche la moins journalistique au monde. " Septembre, octobre, novembre… Trois mois de suite, Aline travaille sans diffusion, donc sans salaire. Jusqu'au moment où Mermet lui suggère un autre sujet, pioché dans la revue XXI : " Un reportage sur un lieu incroyable à Paris qui héberge des centaines de petits entrepreneurs venus du monde entier. " Dès les premières secondes de l'écoute, l'animateur commence à renâcler. " "Les histoires de sans-papiers, on en a entendu mille, on s'en fout", me dit-il. Je prends note de couper ce témoignage alors qu'il écoute déjà le second : "C'est trop long, pourquoi t'as pas posé cette question ?" Puis il change d'avis : "Touche à rien, c'est parfait." Et ainsi de suite, lui soufflant le chaud et le froid, moi ne sachant plus où j'en suis. Je repars tourner plusieurs journées, toujours sans savoir ce que je cherche. Je confie mon égarement à un collègue, qui me dit : "Je vois très bien ce que tu veux dire, en deux ans Daniel m'a fait perdre toute confiance en moi." Cette phrase m'a hanté pendant des jours. Le peu de confiance que j'avais en moi, je l'avais acquise de façon empirique à force d'effectuer des reportages. Daniel était en train de mettre à terre tout ce que j'avais mis tant d'années à construire. "

En décembre 2009, Aline ne dort plus, devient irascible, se rend au travail " avec la boule au ventre ". Ses collègues l'incitent à tenir bon puisque " tout le monde est passé par là ". Quelques jours avant Noël, elle fait écouter à Mermet ses derniers montages. " Une fois de plus, c'est à la fois bien et pas bien, ça va et ça ne va pas. À bout de nerfs, je finis par fondre en larmes et par lui dire que je ne comprends pas ce qu'il veut. Il me jette mes lancements à la figure11 en m'annonçant avec mépris qu'il ne peut rien pour moi. Je lui fais remarquer que depuis trois mois je travaille pour rien. D'un ton condescendant il me lance : "Mais si c'est que ça on va te les payer tes reportages !" Il y avait cinq ou six reporters dans la pièce, qui est petite... Aucun n'a même levé la tête. Ils ont plongé dans leur ordinateur. Le soir, à une fête, quelqu'un me demande pour qui je travaille. Je réponds que je ne souhaite pas en parler. Croyant que c'est de la modestie, un ami à côté de moi déclare tout fier : "Mais dis-le ! Elle travaille pour Mermet !" J'ai éclaté en sanglots et j'ai quitté la fête. C'est ce soir-là que j'ai pris conscience de l'état dans lequel j'étais. " Le lendemain, Aline se rend une dernière fois au bureau 528 pour monter une ultime version de son reportage. " Je n'ai pas eu le courage de recroiser Daniel Mermet. Je suis sortie de là avec la sensation d'avoir considérablement régressé dans mon travail et en me demandant si j'étais faite pour ce métier que pourtant j'adore. Heureusement, d'autres projets m'ont sauvée. Mais, quatre ans après, je reste profondément marquée par cette année qui fut la plus sombre de ma courte carrière. Je n'ai jamais retrouvé la confiance que j'avais en mon travail avant de rencontrer Mermet. "
Un enterrement de première classe
Bâtie sur la souffrance au travail, l'omerta se nourrit aussi des sympathies que le pacha de LBSJS a nouées à l'intérieur comme à l'extérieur de la maison ronde. Au dehors, il peut compter sur la gratitude des structures politiques et éditoriales de la " gauche de gauche ", pour lesquelles son émission représente un relais providentiel. Chez ses collègues de Radio France, les soutiens se font plus mesurés. " Au cours de ses trente cinq années de carrière à France Inter, on n'a jamais vu Mermet mener le moindre combat social dans l'entreprise, s'agace par exemple Alain Le Gouguec, rédacteur en chef de l'émission voisine du bureau 528 et syndiqué Sud. S'il ne se prive pas au micro de se montrer inlassablement solidaire des salariés en lutte, on ne voit rien de tel de sa part quand les lumières du studio sont éteintes et que les conflits atteignent Radio France en interne. Je suis souvent gêné quand je rencontre en privé des auditeurs d'Inter ancrés politiquement à gauche et que je les entends me dire à quel point ils apprécient le bonhomme. Évidemment, je suis d'accord avec eux pour reconnaître que Mermet produit de belles émissions, mais lorsque la dithyrambe fait de lui un saint laïc et républicain, je serre les dents. " Les syndicats ne le portent pas non plus dans leur cœur, comme l'atteste l'ouverture de l'enquête du CHSCT. À en juger par les suites données à cette même enquête, il semble néanmoins que Daniel Mermet dispose de quelques solides appuis dans les étages supérieurs de la radio d'État.

À ce stade, inutile en effet de faire durer le suspense plus longtemps : l'enquête du CHSCT s'est perdue en chemin, ensablée dans les intrigues bureaucratiques. Les élus du personnel ont certes auditionné les membres de l'équipe, à commencer par Daniel Mermet lui-même, outré d'avoir à répondre durant trois heures à des questions que " personne n'avait osé (lui) poser en vingt-cinq ans de carrière ", selon un syndicaliste présent. Julien Brygo aussi a été entendu, de même que la plupart des reporters toujours en activité à cette période. Benjamin Fernandez, parti s'installer en Inde, a livré son témoignage par courrier. C'était il y a un an et demi. Depuis, plus rien. Affaire classée. Pas de compte-rendu officiel ou officieux, pas même le moindre tract syndical pour réclamer la publication de l'enquête ou faire savoir qu'elle a eu lieu.
Je te tiens tu me tiens par la barbichette
Que s'est-il passé ? Quelques semaines après la fin des auditions, le président du CHSCT a été soudainement démis de ses fonctions12. L'arrivée de son remplaçant, Christian Mettot, semble avoir refroidi les audaces des élus du personnel. Contacté par Article11, le nouveau patron du CHSCT se mure dans le silence. Selon Julien Brygo, qui l'a interpellé il y a deux mois au sujet de l'enquête, Christian Mettot lui a exposé la doctrine désormais en vigueur : " Mermet respecte le règlement intérieur " et " le dossier est vide malgré les souffrances relatées ". Du côté des syndicats, c'est motus et bouche cousue, y compris chez Sud, qui s'était pourtant engagé à " mettre le paquet " sur cette affaire. " En cas d'intervention pour escamoter l'enquête, on fera éclater les pratiques de Mermet dans un tract intersyndical ", nous avait assuré il y a un an un délégué syndical Sud de Radio France. Lequel, aujourd'hui, ne prend même plus la peine de décrocher son téléphone.
Les raisons de cette capitulation demeurent mystérieuses, mais on peut hasarder une hypothèse. Daniel Mermet a toujours prétendu qu'il n'exerçait aucune fonction décisionnelle à la tête de " Là-bas si j'y suis ". Le taulier, c'est pas moi, c'est France Inter, telle est sa ligne de défense. Il l'a encore martelée le 17 juin dernier, lorsque nous l'avons interrogé par téléphone sur ses qualités de meneur d'hommes : " L'employeur, c'est Radio France, c'est France Inter. J'ai un titre ronflant et stupide qui est "producteur", mais je suis dans la même situation que tous les membres de l'équipe de LBSJS. C'est France Inter qui décide du budget, du montant des cachets et même des embauches, et même du refus de faire travailler tel ou tel. Moi je suis l'animateur d'une équipe, ça c'est vrai, mais je n'ai pas de pouvoir sur les conditions de travail. D'ailleurs tout le monde le comprend, tout le monde le sait. " Sachant qu'il recrute lui-même ses collaborateurs et qu'il dispose d'une enveloppe de 30 000 euros par mois pour rémunérer ses pigistes comme il l'entend, l'argument du " c'est pas moi " peine à convaincre. S'estime-t-il responsable au moins de la manière dont il traite son personnel ? La question lui paraît " crétine et de mauvaise foi ", destinée seulement à " remuer la merde "13. Dans le cas de Brygo et Fernandez, il certifie qu'il s'agit de " deux affaires tout à fait tranquilles et classées ". " Je conçois très bien qu'ils soient en colère, ajoute-t-il, mais les choses se sont passées de manière très régulière avec eux. " Par manque de répartie, on oublie de lui demander à quoi ressemblent ses méthodes lorsqu'elles sont un peu moins " régulières ".

L'argumentation de la " voix des sans-voix " peut paraître saugrenue. Elle recèle pourtant une part de vérité : Daniel Mermet est lui-même un salarié précaire de France Inter. Bien payé et richement doté en droits d'auteur par la SCAM, certes, mais sous contrat à durée déterminée (CDD) depuis un quart de siècle. L'avantage de cette condition, c'est qu'elle lui fournit une parfaite excuse pour précariser ou lessiver ses propres ouailles. Le producteur de LBSJS trône dans la fosse océanique qui s'est creusée au fil des ans entre le service public et le droit du travail. Il le sait et il en joue. Même si la direction de Radio France n'apprécie guère la ligne politique de LBSJS, elle protège Mermet en acceptant d'indemniser ses victimes dans le huis clos de la direction des ressources humaines. Julien Brygo et Benjamin Fernandez ont reçu chacun un chèque de quelques milliers d'euros en dédommagement du " préjudice subi " - histoire qu'ils ne fassent pas de vagues, espère-t-on là-haut.

Quand sonnera l'heure de sa retraite bien méritée, Mermet saura sans doute monnayer au prix fort son propre préjudice. Eu égard à la stature et à l'ancienneté du personnage, une action en justice de sa part coûterait les yeux de la tête à Radio France et mettrait en lumière son système d'illégalité pyramidale. Pour la direction, mieux vaut donc fermer les yeux sur l'étrange épidémie de maltraitances qui décime le bureau 528. Un raisonnement que partage apparemment le nouveau président du CHSCT. Quant aux syndicats, on se demande ce qu'ils fabriquent. Pour retrouver le goût de la lutte, peut-être devraient-ils écouter plus souvent " Là-bas si j'y suis ".

Source

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MEADWESTWACO est RAPETOU EN CHEF de juin 2013
MEADWESTWACO a été condamné pour DISCRIMINATION SYNDICALE

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FREESCALE est RAPETOU EN CHEF de mai 2013
FREESCALE a été condamné pour
DISCRIMINATION SYNDICALE

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RENAULT SAS est RAPETOU EN CHEF d'avril 2013
RENAULT SAS a été condamné pour DISCRIMINATION SYNDICALE

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AUBADE condamné

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SACER SUD-EST est RAPETOU EN CHEF de mars 2013
SACER SUD-EST a été condamné pour DISCRIMINATION SYNDICALE

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Contrôleurs du travail agressés

Deux contrôleurs du travail ont été victimes, mercredi 6 mars 2013, d’une agression inadmissible lors d’une intervention sur un chantier du bâtiment à Louviers, dans l’Eure, alors qu’ils contrôlaient les conditions de sécurité et d’emploi des salariés présents sur le lieu de travail. Des coups de poing ont été portés sur une contrôleuse et des insultes et menaces proférées par l’employeur et son collaborateur contre ces deux agents.
Le ministère apporte son soutien aux agents agressés.

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Harcèlement. Carrefour condamné à 15000 euros après la tentative de suicide d'une salariée


Martine avait tenté de mettre fin à ses jours en juin 2010. Le conseil des prud'hommes de Moulins a reconnu que cette caissière avait été l'objet de harcèlement moral de la part de son employeur.

Carrefour a été condamnée vendredi à verser 15.000 euros de dommages et intérêts pour harcèlement moral envers Martine, une salariée qui avait tenté de se suicider dans son hypermarché de Moulins. Le conseil des prud'hommes de l'Allier a estimé dans son jugement " qu'existait au sein du magasin au moment des faits, des relations tendues et conflictuelles avec la direction ".
Le tribunal a aussi fait état de lettres reçues par la salariée, représentante CGT, lui demandant de ne pas discuter avec ses collègues après avoir pointé, sans quoi elle serait sanctionnée. " Elle est la seule à avoir fait l'objet d'une remarque de ce type ", remarque le tribunal.
" C'est à la suite de cette réception de cette lettre et d'un nouvel entretien avec (sa supérieure) que la salariée tentera de mettre fin à ses jours " le 14 juin 2010, en prenant des médicaments dans les toilettes du magasin. Ajoutant qu'il " n'est pas démontré qu'elle ait eu des soucis d'ordre personnel susceptible d'avoir influé sur son geste malheureux ", et s'appuyant sur " la reconnaissance par la caisse primaire d'assurance maladie du caractère professionnel de la tentative de suicide ", le tribunal juge que l'attitude de la responsable de caisse et du directeur était " incontestablement de nature (…) à constituer une dégradation des conditions de travail " de la salariée.
Dans sa lettre d'adieu, citée par le tribunal, la caissière disait notamment ne plus supporter " la pression ": " les courriers, les insultes par la direction, ça
suffit ", écrivait-elle. La salariée a en revanche été déboutée de sa demande de dommages et intérêts au chef d'atteinte à son statut de membre du CHSCT.
Le groupe Carrefour, qui ne fera pas appel, n'a pas souhaité commenter cette décision de justice.

Source


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Faire miroiter un CDI = 1.000 Euros de dommages et intérêts

miroiter CDI Faire miroiter un CDI = 1.000 Euros de dommages et intérêtsMonsieur X… a été engagé en contrat de travail à durée déterminée.

Son employeur, qui lui a fait miroiter l’espoir d’un contrat à durée indéterminée, a sciemment choisi de le laisser dans l’ignorance de sa décision de ne pas renouveler le contrat de travail afin qu’il continue, au prix de nombreuses heures de travail à s’investir pleinement dans l’exécution de sa mission.

Ce faisant, l’employeur n’a pas exécuté le contrat de travail de bonne foi et a occasionné au salarié un préjudice moral qu’il convient d’évaluer à la somme de 1.000 euros.

Cour d’appel de Grenoble, 31 octobre 2012 n° 12/00626

Source

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CARREFOUR MARKET de LEZOUX condamné

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Les organisations syndicales CFDT,CFTC,CGC,CGT,FO,FSU,UNSA de l'Indre:

En privant les syndicats de moyens et de locaux, en les expulsant, la Ville de Châteauroux assassine la démocratie et une liberté fondamentale.

Pétition à signer

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Un drôle d’humus…

La dernière de Pierre Bergé, richissime PDG, et promoteur du mariage de personnes du même sexe :
«Évidemment qu'ils sont homophobes, en tous cas, pour la plupart d'entre eux. Chacun a son bon PD, comme chacun avait son bon juif. (...) Cet humus antisémite, anti-gay et anti tellement de choses, il existe, et le nier me semble un peu trop facile»

Anti-mariage de personne de même sexe = antisémite.

(http://www.leparisien.fr/laparisienne/actu-people/des-meres-porteuses-aux-homophobes-antisemites-pierre-berge-cree-la-polemique-28-01-2013-2519517.php)

Ce ‘grand môssieur’ classe donc Gilles Bernheim parmi les antisémites, car ce dernier dénonce ce projet de loi. ( http://www.grandrabbindefrance.com/category/tags/mariage-homosexuel)

Il faut dire que le milieu de la mode sait se tenir en matière de racisme et autres fariboles. John Galliano et Jean Paul Guerlain sont là pour en témoigner.
(http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/03/09/01016-20120309ARTFIG00339-propos-racistes-guerlain-vise-par-une-nouvelle-plainte.php)

Pierre Bergé, celui qui veut réduire les femmes à un ventre qu’on loue : «louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ?».

Qui étaient ces gens, qui, il y a 70 ans, se servaient des femmes (et des hommes) comme d’objets et leur ôtaient leur statut d’êtres humains ?

Humus…de patrons-voyou !

 

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Analyse de la CGT suite à la signature de l'accord interprofessionnel

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Comment se garer sur le parking de la direction peut conduire au licenciement

Une illustration de la vitalité du dialogue social à la française : pour s’être garée sur une place de parking réservée à la direction, une syndicaliste d’une entreprise lyonnaise de recouvrement de créances est en passe d’être licenciée.

Source

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CREDIT AGRICOLE PYRENEES GASCOGNE est RAPETOU EN CHEF de janvier 2013
CREDIT AGRICOLE PYRENEES GASCOGNE a été condamné pour
DISCRIMINATION SYNDICALE

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France Télévisions condamné à verser 100 000 euros à un technicien

Le groupe devra également requalifier le contrat de cet homme en CDD depuis plus de 10 ans en CDI.

La cour d’appel de Paris a condamné France Télévisions à requalifier en CDI le contrat d’un technicien qui travaillait pour le groupe en CDD depuis plus de 10 ans et à lui verser une indemnité de quelque 100 000 euros, selon l’avocate du technicien.

Ce salarié, dont le nom n’a pas été communiqué afin de préserver son anonymat, est un technicien vidéo qui multipliait les CDD à RFO (devenu depuis France O) et à France 3 depuis janvier 2000, a indiqué à l’AFP Me Joyce Ktorza, confirmant une information donnée vendredi par La Tribune.

Débouté en première instance devant le conseil des prud’hommes de Paris en septembre 2009, le salarié de France Télévision a obtenu gain de cause devant la cour d’appel de Paris en novembre 2012.

«L’intérêt de ce dossier c’est que le technicien était toujours en poste et en CDD lorsque son affaire a été examinée», a estimé Me Joyce Ktorza.

Le tribunal a reconnu son ancienneté professionnelle depuis l’an 2000 et lui a attribué des indemnités (rappels de salaires, congés payés, prime d’ancienneté...), pour un total avoisinant les 100 000 euros, selon son avocate.

«Actuellement, il y au moins une décision par semaine qui concerne France Télévisions pour des affaires de ce type», a déclaré Me Joyce Ktorza.

source

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France Télévisions condamné à verser 100 000 euros à un technicien

Le groupe devra également requalifier le contrat de cet homme en CDD depuis plus de 10 ans en CDI.

La cour d’appel de Paris a condamné France Télévisions à requalifier en CDI le contrat d’un technicien qui travaillait pour le groupe en CDD depuis plus de 10 ans et à lui verser une indemnité de quelque 100 000 euros, selon l’avocate du technicien.

Ce salarié, dont le nom n’a pas été communiqué afin de préserver son anonymat, est un technicien vidéo qui multipliait les CDD à RFO (devenu depuis France O) et à France 3 depuis janvier 2000, a indiqué à l’AFP Me Joyce Ktorza, confirmant une information donnée vendredi par La Tribune.

Débouté en première instance devant le conseil des prud’hommes de Paris en septembre 2009, le salarié de France Télévision a obtenu gain de cause devant la cour d’appel de Paris en novembre 2012.

«L’intérêt de ce dossier c’est que le technicien était toujours en poste et en CDD lorsque son affaire a été examinée», a estimé Me Joyce Ktorza.

Le tribunal a reconnu son ancienneté professionnelle depuis l’an 2000 et lui a attribué des indemnités (rappels de salaires, congés payés, prime d’ancienneté...), pour un total avoisinant les 100 000 euros, selon son avocate.

«Actuellement, il y au moins une décision par semaine qui concerne France Télévisions pour des affaires de ce type», a déclaré Me Joyce Ktorza.

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Licenciée pour avoir eu un enfant : ça se passe comme ça chez TLD manutention ( Montlouis sur Loire)

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TF1 condamné en correctionnelle pour usage abusif de CDD :

 

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Le bitume tue chez EUROVIA. Une pensée pour lui quand vous prendrez la route

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Discrimination syndicale chez DASSAULT AVIATION :

 

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11 ans de CDD à l'INSERM : il faut se battre au tribunal pour obtenir un CDI !

 

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72 heures par semaine pour 490 euros :

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Abus . Dans l’Hérault, une société qui avait évincé une de ses salariés a été lourdement condamnée.

La discrimination au travail à l’égard des femmes coûte cher. Très cher même, comme vient de l’expérimenter une entreprise spécialisée dans la charpente, condamnée à verser près de 240 000 euros à l’une de ses salariées licenciée durant un congé parental. A eux seuls, les dommages et intérêts pour «licenciement nul» et «préjudice moral» atteignent 190 000 euros. Cette somme, record en France pour un cas porté par le Défenseur des droits - autorité administrative indépendante, présidée par Dominique Baudis - a été validée par la cour d’appel de Montpellier.

L’arrêt de cette juridiction pourrait faire jurisprudence et refroidir les employeurs qui prennent des libertés avec le droit du travail sur ces affaires de congé parental… Près de quatre années se sont écoulées entre le début de l’affaire et l’arrêt du 28 novembre. Eric Rocheblave, avocat montpelliérain spécialiste du droit du travail et le Défenseur des droits ont joué un rôle clé dans son dénouement.

Occasion. Tout commence en novembre 2008, lorsque Cathy de Nitto informe la DRH de son entreprise, Fermettes du Midi, basée à Mèze (Hérault), de son intention de prendre un congé parental. Elle y dispose d’un statut un peu particulier, puisqu’elle en est la fondatrice. Mais depuis 2002, elle a vendu ses parts au groupe Sofipart - lui-même racheté en 2007 par le britannique Wolseley - et est restée salariée comme directrice d’agence.

Son congé parental est accepté sans difficultés. Ses dirigeants y voient là une occasion de se débarrasser d’elle en installant quelqu’un d’autre à sa place. «Peu de temps avant mon départ, ils m’ont signifié oralement qu’ils ne me réintégreraient pas», raconte Cathy de Nitto. Les nouveaux patrons de la société jugent en réalité excessif son salaire d’un peu plus de 7 000 euros brut par mois. Un autre salarié de l’entreprise est promu directeur : son contrat est modifié sous forme d’un avenant à durée indéterminée qui ne prévoit en aucun cas le retour de la directrice d’agence. Lourde erreur…

Durant son congé, Cathy de Nitto est contactée par celui-là même qui l’a remplacée pour régler «différentes questions relatives à la gestion de la société», selon le Défenseur des droits. Ce qu’elle fait bénévolement. Mais peu de temps après son passage, l’entreprise la convoque pour lui signifier son licenciement pour faute grave. Il lui est précisément reproché de s’être rendue aux Fermettes du midi au cours de son congé parental !

Enquête. Elle saisit le conseil des prud’hommes de Sète qui condamne l’employeur, en janvier 2011, et déclare «nul et sans cause réelle et sérieuse le licenciement». Mais ce dernier fait appel. Me Eric Rocheblave recommande alors à sa cliente de saisir la Halde (devenue par la suite le Défenseur des droits). L’un de ses juristes, Slimane Laoufi, s’empare du dossier et se lance dans une enquête minutieuse. La société incriminée lui envoie «un carton de quelque 780 pages», raconte-t-il. La procédure est longue mais ses observations transmises à la cour d’appel vont être décisives quant au caractère discriminatoire du licenciement.

Pour ce genre d’affaires, l’indemnisation du préjudice moral «tourne autour de 30 000 à 40 000 euros», explique Slimane Laoufi, très satisfait que cette somme soit désormais multipliée par près de cinq. Le groupe Wolseley, lui, a désormais un mois pour se pourvoir en cassation. Contacté vendredi par Libération, un de ses hauts dirigeants indiquait ne pas avoir pris de décision et ne pas souhaiter «commenter une décision de justice». Il sait qu’en cassation, la facture pourrait encore être alourdie.
Par ANTOINE GUIRAL correspondant à Montpellier

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Une syndicaliste d'Areva agressée et séquestrée à son domicile

FAIT DIVERS - Selon «Libération», elle se serait intéressée d'un peu trop près à un accord de coopération passé avec un électricien chinois...

Cagoulée, bâillonnée, ligotée, séquestrée. Maureen Kearney, secrétaire CFDT d’Areva, a été victime d’une agression, lundi, à son domicile d’Aufargis, dans les Yvelines, indique Libération ce mercredi.

D’après le quotidien, la syndicaliste a été surprise par son agresseur lundi matin, vers 7h, alors que son mari venait de partir. Attaquée par derrière puis saucissonnée à un fauteuil, la femme a entendu cette menace: «C’est le deuxième avertissement, il n’y en aura pas de troisième».
«Les relations avec sa direction s’étaient fortement dégradées»

Le lien entre cette agression et les fonctions syndicales de Maureen Kearney n’est pas pour l’heure établi, et des proches de la victime ont été entendus, mais des soupçons pèsent. Les gendarmes en charge de l’enquête se sont ainsi immédiatement rendus dans les locaux d’une filiale du groupe nucléaire, la SGN, au sein de laquelle travaillait la victime avant de ne s’occuper que de ses fonctions syndicales.

Selon Libération, femme s’était ouverte récemment de problèmes professionnels. «Les relations avec sa direction dans le cadre de son mandat syndical s’étaient fortement dégradées, et avaient pris un tour presque personnel», indique ainsi au journal un de ses collègues. Et la femme avait déjà été l’objet de menaces téléphoniques ces dernières semaines. «On lui a dit de ne pas se mêler de ce qui ne la regardait pas», raconte encore un collègue au journal.

La syndicaliste était notamment préoccupée par un dossier: L’accord de coopération secret entre le PDG d’Areva, celui d’EDF et l’électricien chinois CGNPC, à propos de la conception d’un nouveau réacteur. Les syndicats avaient demandé au PDG d’Areva, Luc Oursel, qu’il communique le texte de l’accord, sous menace de poursuites judiciaires. L’agression de Maureen Kearney intervient ainsi peu de temps après une lettre de mise en demeure, préalable à une assignation en justice.
Areva veut poursuivre Libération en justice

Interrogé par l'AFP, Michel Toudret, le délégué central CFDT Areva NC, s'est refusé à faire le lien entre l'agression dont a été victime Maureen Kearney et l'accord en question. Il a confirmé l'inquiétude des syndicats à propos de cet accord entre les trois sociétés, craignant des transferts de technologies, mais a indiqué ne pas trouver de raison à l'agression de sa collègue. Il a toutefois confirmé que Maureen Kearney «recevait des coups de téléphone de menaces» depuis quelque temps qui n'ont pas été pris suffisamment au sérieux, selon lui.

Dans un communiqué, Areva indique avoir«appris avec consternation l’agression violente dont a été victime à son domicile Mme Maureen Kearney» et être «en contact avec (sa) famille pour lui apporter tout le soutien du groupe et lui exprimer sa solidarité dans cette douloureuse épreuve».

Par ailleurs, le groupe «annonce son intention de poursuivre en justice le quotidien Libération pour le traitement diffamatoire qu’il fait de cette affaire (...), en indiquant par des raccourcis et des parallèles douteux qu’Areva pourrait avoir une quelconque responsabilité dans l’agression de l’une de ses salariés».

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Total desespoir :

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BELLEDONNE CONSEILS est RAPETOU EN CHEF de decembre 2012
BELLEDONNE CONSEILS a été condamné pour
DISCRIMINATION SYNDICALE

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Discrimination syndicale : La société Dassault condamnée

La société Dassault a été condamnée mi-juin par la cour d’appel de Paris à verser 1,3 million d’euros de dommages et intérêts pour discrimination syndicale à 17 salariés d’une usine de Biarritz spécialisée dans la production d’éléments composites et d’assemblage de fuselage.

La cour d’appel a constaté des différences de traitement entre ces 17 salariés CGT, représentants du personnel ou simples militants, portant sur le montant de leur salaire ou celui de leur coefficient dans l’entreprise.

"Des salariés n’ont jamais réussi à devenir cadres et sont restés bloqués au collège ouvrier [et] une enquête de l’Inspection du travail de Bayonne a permis de mettre en lumière des disparités de traitement et des évolutions de carrière différentes" a expliqué Maitre Anne-Marie Mendiboure, avocate des plaignants.

Onze audiences auront été nécessaires entre la saisie du juge des référés dès 2008 et la décision de la cour d’appel de Paris le 14 juin 2012.

Les montants de dommages et intérêts s’étalent de 10.000 à 118.000 euros pour les 17 plaignants.

La société Dassault s’est pourvue en cassation.

vendredi 16 novembre 2012 , par Isabelle Chasserant

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Tembec Tartas : Le papetier condamné pour discrimination syndicale et la CGT dédommagée

Après cinq années passées à faire reconnaître la discrimination syndicale dont ils ont été victimes, deux responsables CGT de Tembec Tartas viennent d’obtenir satisfaction devant la cour d’appel de Pau. De plus, la CGT de l’entreprise est dédommagée.
Guy DELMAS (secrétaire du comité d’entreprise de 1982 à 2007, retraité depuis le 1er octobre 2008 et membre du conseil national de l’UFR-Filpac) relate quelques péripéties de cette longue bataille:juridique.

J’étais technicien au service Laboratoire de l’usine. En janvier 2006, ma chef de service de l’époque, suite à ma demande d’explication, m’a affirmé que je n’avais pas de promotion du fait de mes absences liées à mon activité syndicale. Début 2007, il m’avait été octroyé un petit cinq points d’augmentation de coefficient qui ne m’a pas satisfait ; surtout au regard des évolutions de mes collègues du service, tous moins anciens que moi dans l’entreprise. Je me suis alors rapproché de l’ancien secrétaire du CHSCT, Yves DUBOIS, qui avait subi le même frein d’évolution de carrière et pour qui le syndicat avait essayé, en vain, de régler sa situation.

En octobre 2007, sur les conseils d’un cabinet d’avocats, nous avons envoyé chacun un dossier à la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) avec des attestations, des déclarations, des courriers, et surtout des courbes comparatives d’évolution de carrière. Le 16 octobre 2008, le résultat est tombé : la HALDE classait nos dossiers en estimant qu’il n’y avait pas de discrimination syndicale.

Il nous restait donc, pour faire valoir nos droits, à poursuivre nos affaires devant le conseil de Prud’hommes de Dax. Ce que nous avons fait au printemps 2009, en améliorant légèrement nos dossiers au regard de quelques observations de la HALDE. Sur les conseils de deux anciens conseillers prud’hommes, il a été décidé que le syndicat CGT de Tembec Tartas se porterait partie intervenante dans nos deux affaires, pour dénoncer le préjudice qu’il subit du fait que le blocage des carrières des élus du personnel est connu par les salariés, qui rebutent à se syndiquer, à être candidats aux élections, à s’investir ouvertement dans l’action syndicale.

La réunion de conciliation devant les Prud’hommes de Dax a eu lieu le 29 juin 2009. Le tribunal (deux employeurs et deux salariés, CGT en l’occurrence) s’est retrouvé deux pour et deux contre lors du jugement du 22 mars 2010, et a décidé de faire appel à un juge départiteur. Le 16 novembre 2010, le juge départiteur nous a déboutés. Nous avons fait appel de cette décision devant la cour de Pau et sommes passés en audience le 7 juin 2012.

Le 4 septembre 2012, la cour d’appel de Pau a rendu son arrêt et a : "déclaré l’appel recevable et infirmé la décision du tribunal de Dax ; Dit que Messieurs DELMAS et DUBOIS ont été victimes d’une discrimination syndicale au sein de la SAS Tembec Tartas ; Attribué une somme à chacun au titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice matériel ; Déclaré l’intervention volontaire du syndicat CGT Tembec Tartas recevable ; Dit que la discrimination syndicale subie par Messieurs DELMAS et DUBOIS a créé un préjudice à l’intérêt collectif de la profession,,, que le syndicat CGT représente ; Condamné la SAS Tembec Tartas à payer au syndicat CGT la somme de 4 000 et 5 000 euros de dommages et intérêts.

Y ajoute : Condamne la SAS Tembec Tartas à verser 1 500 euros à M. DELMAS, 1 500 euros à M. DUBOIS et deux fois 500 euros pour le syndicat CGT, au titre de l’article 700 du code de procédure civile ; Condamne la SAS Tembec Tartas aux entiers dépens de première instance et d’appel.

Preuve que les dossiers de discrimination syndicale peuvent aboutir... sous certaines conditions : le dossier doit être très fourni avec des courbes de comparaison, des témoignages, des calculs précis ; toute la jurisprudence récente doit être mise en avant ; le syndicat doit être partie prenante et aussi intervenante ; l’aide d’avocats compétents et spécialisés dans le domaine, ou de camarades habitués à défendre ce genre de dossier, est nécessaire ; pour le calcul du préjudice matériel, l’utilisation de la méthode de triangulation de François Clerc (de la fédération CGT de la métallurgie) est précieuse, car de mieux en mieux reconnue par les tribunaux.

Après la victoire en 1994 contre la volonté de Saint-Gobain de fermer l’usine de Tartas, la CGT, avec son rapport de force conséquent dans l’usine, vient d’obtenir un autre succès remarquable, gage d’avenir !
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CROWN EMBALLAGE est RAPETOU EN CHEF de novembre 2012
CROWN EMBALLAGE a été condamné pour DISCRIMINATION SYNDICALE

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Un technicien de France 3 a obtenu devant la Cour d'appel de Paris la requalification de dix années de CDD en CDI.

Alors qu'il va prendre d'importantes mesures d'économies, le groupe audiovisuel emploie "entre 2000 et 2500 de contrats précaires sur ses 10.000 salariés", selon la CGT.

Exemplaire, cet arrêt de la Cour d'appel de Paris témoigne du régime à deux vitesses sous lequel travaillent les salariés de France Télévisions. A l'heure où il est sommé de faire maigrir la masse salariale, le groupe audiovisuel public a été condamné à verser à un ancien salarié de France 3 quelque 206.000 euros, une somme destinée à couvrir les frais de requalification d'un CDD en CDI.

M. X, technicien monteur chez France 3 a passé 10 ans au sein d'une antenne régionale de la chaîne entre 1999 et 2009. Au moment où France Télévisions a cessé de fournir du travail à ce salarié, ce dernier a alors demandé la requalification de ces contrats en CDI, avec en prime des indemnités de licenciement.

320 CDD, 6 services distincts, 5 villes différentes

De fait, pendant une décennie, France 3, qui était le seul employeur du technicien, lui a, de son propre aveu, signé «320 contrats à durée déterminée», selon l'arrêt dont La Tribune a pris connaissance. Pour sa défense, le groupe fait valoir que le salarié «n'a pas occupé un emploi durablement pour une activité normale et permanente». Dans le détail, 290 CDD ont servi à effectuer des remplacements, et 29 CDD ont été utilisés pour faire face à «des accroissements temporaires d'activité». Le salarié a travaillé «au sein de six services distincts de France 3 situés dans cinq villes différentes». Le monteur a donc remplacé «vingt salariés permanents pour des périodes très courtes. Or, poursuit le groupe public, dans le secteur, «il est d'usage constant de ne pas recourir au contrat indéterminé».

La Cour balaye les arguments de France Télévisions

Las, l'ensemble de ces arguments a été balayé par la Cour d'appel. «Un contrat de travail à durée déterminée, quel que soit son motif, ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise. M. X a travaillé pendant 10 ans de façon régulière et permanente au montage des émissions quotidiennes et hebdomadaires de France 3, à savoir le journal télévisé et des magazines d'information, qui font partie des programmes permanents de la chaîne. [...] Il en résulte que l'employeur ne peut recourir de façon systématique au CDD de remplacement pour faire face à un besoin structurel de main d'œuvre». Ainsi, sur la base de ces arguments, l'entreprise a-t-elle été condamnée à verser 206.000 euros, dont 85.000 euros au titre des indemnités de licenciement, le reste de la somme recouvrant des rappels de salaire, de prime de congés payés, etc.

Entre 2000 et 2500 contrats précaires dans l'entreprise

C'est de notoriété commune: France Télévisions fonctionne sur un important volant de précaires, servant à combler les problèmes d'organisation de l'entreprise. Ainsi, selon la CGT, "l'entreprise emploie 10.000 personnes, dont entre 2.000 et 2.500 personnes en contrats précaires qui cumulent des milliers de jours de travail à France TV». Pour 2013, France Télévisions devra économiser 150 et 200 millions d'euros. Un plan de départ volontaire concernant 500 personnes est déjà en cours, il pourrait être porté, craignent les syndicats, à 1000 personnes. Reste à savoir si en parallèle de ce plan l'entreprise proposera aussi des conditions particulières aux CDD dont les missions pourraient s'arrêter. Sans quoi la décision de la Cour d'appel pourrait faire des émules.

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FRANCE TELECOM est RAPETOU EN CHEF de octobre 2012
FRANCE TELECOM a été condamné pour DISCRIMINATION SYNDICALE

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La Caisse d'Epargne Rhône-Alpes condamnée pour avoir mis ses employés en concurrence


En cause, la méthode dite du «benchmark», sur laquelle étaient basées les primes attribuées aux différents salariés.

Le tribunal de grande instance de Lyon a interdit mardi à la Caisse d’Epargne Rhône Alpes Sud (CERA) d’avoir une organisation du travail fondée sur le «benchmark», c’est-à-dire la mise en concurrence permanente des salariés, qui compromet «gravement» leur santé, a-t-on appris mercredi.

Fin 2007, la direction de la CERA avait mis en place ce système de gestion des performances des salariés, consistant en une évaluation permanente des uns par rapport aux autres au sein de chaque agence, et aussi des agences entre elles. La part variable de la rémunération de chaque salarié dépend directement des résultats du «benchmark» puisqu’elle est fonction des résultats de son agence.

Le syndicat SUD du groupe Banque populaire-Caisse d’Epargne (BPCE), dénonçant la «véritable terreur» que fait régner le «benchmark», avait saisi la justice en mars 2011 et une audience a eu lieu le 30 mai dernier.

Dans le jugement rendu mardi, dont copie a été envoyée par le syndicat à la presse mercredi, le tribunal a estimé que «l’organisation collective de travail basée sur le benchmark compromet gravement la santé des salariés», ce qui contrevient au Code du travail. Le TGI interdit aux Caisses d’Epargne de la région Rhône-Alpes Sud de recourir à ce système, sans toutefois fixer d’astreinte, et condamne la société à payer à SUD 10 000 euros de dommages et intérêts.

Dans un communiqué, le syndicat s’est félicité de cette décision, qui peut inciter d’autres salariés à engager des recours, selon lui.

Pour sa défense, la CERA avait mis en avant le «principe constitutionnel de liberté d’entreprendre», et expliqué que «l’objectif d’un benchmark est d’identifier les processus les plus efficaces et professionnels pour aider l’organisation à atteindre ses objectifs». En outre, la direction affirmait «qu’il n’y a pas de lien de causalité entre le benchmark et les risques psychosociaux».

Mais selon le tribunal, avec ce système, «le seul objectif qui existe est de faire mieux que les autres» et «tout est remis en question chaque jour ce qui crée un stress permanent». Des médecins du travail, des assistantes sociales et l’inspection du travail avaient alerté la direction sur ces risques.

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SNECMA CONDAMNEE

Après six années de procédure, la Cour de cassation vient de condamner la Snecma de Corbeil (Essonne) pour discrimination sexuelle à l’égard d’une technicienne.

L’usine Snecma Corbeil se trouve à la gare RER Bras-de-Fer, la salariée s’appelle Men, « comme les hommes en anglais », précise-t-elle. Les deux détails évoquent bien la belle victoire que vient de remporter Sylvie Men, technicienne et déléguée CGT, entrée chez Snecma en 1981 à l’âge de vingt ans. Après six longues années de procédure, la Cour de cassation vient de confirmer, le 4 juillet, la décision de la cour d’appel de Paris de mars 2011, qui reconnaissait la discrimination salariale dont est victime la technicienne par rapport à ses collègues hommes. La Snecma, filiale du groupe Safran, est condamnée à la faire passer au coefficient supérieur, à l’augmenter de 208 euros par mois, et à lui verser 39 000 euros de dommages et intérêts pour réparer la discrimination sur les trente années de carrière.

« Cette bagarre a été très difficile, alors aujourd’hui on n’a pas la victoire modeste, on est très contents », a déclaré hier devant la presse Dominique Rémond, ancienne présidente CGT de la commission égalité professionnelle du comité d’entreprise, qui a rappelé le caractère collectif d’une démarche entamée en 2005 sur ce site de 2 800 salariés.

les militantes ont dénoncé l’acharnement de la Snecma

Alors qu’en moyenne, sur le site, les femmes touchent 15 % de moins que les hommes, sans que les diplômes ni l’ancienneté n’expliquent cet écart, la CGT commence part porter auprès de la direction des demandes individuelles de régularisation pour des salariées. « Mais comme la plupart du temps la direction n’octroyait rien ou des rallonges dérisoires, on a entamé une action devant les prud’hommes », a raconté Dominique Rémond. Au départ, elles sont huit, mais en 2009, le conseil de prud’hommes les déboute, et cinq abandonnent. Sur les trois qui poursuivent la procédure, seule Sylvie Men gagne en appel, puis en cassation. Les deux autres, également déléguées CGT, se sont pourvues en cassation et attendent une décision à l’automne.

Hier, les militantes ont dénoncé l’acharnement de la Snecma pour freiner à tout prix la reconnaissance de la discrimination, allant de la récusation des juges prud’homaux au refus, jusqu’au bout, de communiquer les informations sur les salaires des collègues, qui auraient permis d’opérer les comparaisons. Finalement, Sylvie Men a obtenu gain de cause en se ?comparant à un seul collègue, entré en même temps qu’elle dans l’entreprise, et de formation comparable, qui a accepté de lui fournir les pièces. Ghislaine Richard, de la confédération CGT, s’est félicitée de ce jugement, dans un contexte où l’écart de salaire hommes-femmes au niveau national est de 25 % en moyenne, et où « la part d’inexplicable est passée de 5 points en 2004 à 9 points aujourd’hui, probablement du fait de la montée des augmentations individuelles, qui favorisent les discriminations ».

Fanny Doumayrou

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Licenciée parce qu’elle n’était pas aimable avec les clients

Une femme maître-d’hôtel dans un prestigieux hôtel cannois a récemment obtenu gain de cause contre son employeur qui l’avait licenciée pour son manque d’amabilité envers les clients.

Les prud’hommes de Cannes ont estimé que le licenciement était «dépourvu de cause réelle et sérieuse» et ont condamné le Sofitel Méditerranée à verser quelque 115.000 euros d’indemnités à son ancienne employée.

Nadine Freville entre au Sofitel Méditerranée en 2000 en qualité de maître d’hôtel. Un an plus tard, elle est élue au comité d’entreprise, puis désignée en 2003 déléguée CGT.

Elle a alors plusieurs fois maille à partir avec son employeur, au point de déposer plainte contre lui en avril 2004 pour harcèlement moral et discrimination syndicale.

Un mois plus tard, elle est licenciée. Elle aurait formulé des insinuations diffamatoires à l’encontre du directeur, harcelé moralement un apprenti et adopté une attitude désobligeante vis-à-vis de la clientèle.

L’inspecteur du travail, qui doit donner son autorisation au licenciement d’un salarié protégé, répond que les deux premiers griefs ne sont pas établis. Quant au manque d’aménité du maître d’hôtel, il ne constitue pas une faute d’une «gravité suffisante pour justifier son licenciement».

Le Sofitel dépose alors un recours auprès du ministère de l’Emploi qui, en novembre 2004, autorise le licenciement, en considérant que l’attitude désobligeante de la salariée, attestée par les courriers de deux clients, est une faute suffisamment grave pour licencier la jeune femme, «eu égard au niveau élevé des prestations offertes par l’hôtel».

Nadine Freville tient bon et saisit le tribunal administratif de Nice. En 2008, il annule la décision du ministre, jugeant qu’une «attitude négative» est peut-être fautive dans la restauration, mais ne justifie pas un licenciement.

En 2010, la cour administrative d’appel de Marseille estime que «l’employeur ne démontre pas que le manque d’amabilité qu’aurait eu» la salariée «était un comportement habituel de sa part, de nature à porter atteinte à l’image du restaurant et à entraîner une désaffection de la clientèle».

Statuant à l’issue de ces décisions, les prud’hommes ont considéré d’une part que la salariée avait été victime de harcèlement moral et d’autre part que son licenciement était «sans cause réelle et sérieuse». L’hôtel n’a pas fait appel.

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La Ville de Paris condamnée pour "abus de contrats aidés"

La Ville de Paris a été condamnée à onze reprises à embaucher en contrat indéterminé (CDI) des personnels employés abusivement en contrat aidé, ou à leur verser des indemnités de licenciement, a annoncé lundi la CGT.

"Ces condamnations résultent d'un recours toujours trop massif à des emplois précaires", a dénoncé la CGT dans un communiqué.

La première condamnation est tombée le 28 mars, les dernières vendredi, a précisé Alain Derrien, responsable juridique CGT des cadres et techniciens des services publics parisiens, qui a assisté certains plaignants devant les prud'hommes.

La mairie a fait appel des jugements, mais ceux-ci sont exécutoires, ce qui signifie qu'elle a d'ores et déjà dû s'y plier.

La durée maximale des contrats aidés est de 24 mois, sauf pour les plus de 50 ans récipiendaires d'une allocation et les handicapés, pour qui elle peut monter à 60 mois. Selon M. Derrien, il y avait mi-juin à la Ville 235 personnes qui avaient dépassé cette durée légale.

Ces contrats "ont permis à la mairie d'embaucher des personnels au salaire minimum, en bénéficiant d'une subvention équivalente à plus de 50% du coût salarial", a expliqué le syndicaliste.

"L'idée du contrat aidé est louable. Sauf que dans les faits la Ville a beaucoup tiré sur la corde. Certaines personnes en contrat aidé sont là depuis plus de dix ans. Dans une période de rigueur où toutes les directions doivent rendre des postes, les contrats aidés permettent d'employer des personnes sur des emplois de fonctionnaire hors poste budgétaire", a-t-il poursuivi.

Onze personnes ont obtenu gain de cause en première instance devant les prud'hommes. Ceux dont les contrats étaient en cours ont obtenu un CDI, et ceux dont les contrats s'étaient achevés ont reçu une indemnité de licenciement de 12.000 à 15.000 euros.

D'autres ont été déboutés, ou ont vu leur cas renvoyé "en départage". En tout une trentaine de procédures ont été engagées par la CGT et par le syndicat SUPAP-FSU, selon M. Derrien.

La mairie de Paris a reconnu des entorses au droit, mais a mis en avant l'aide qu'elle apportait ainsi à des personnes socialement fragiles.

"Nous avions prolongé dans un certain nombre de cas les contrats aidés pour des seniors ou des personnes en situation de handicap. Nous nous sommes fait taper sur les doigts par les prud'hommes, et nous respectons désormais les limites légales. C'est nécessaire d'un point de vue juridique, mais cela pose question d'un point de vue moral", a déclaré à l'AFP Christian Sautter, adjoint au maire de Paris en charge de l'emploi.

Paris emploie environ 1.500 personnes en contrat aidé. Le taux de retour vers un emploi durable est de 30%, selon M. Sautter.

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RENAULT VEHICULES INDUSTRIELS est RAPETOU EN CHEF de SEPTEMBRE 2012
RENAULT VEHICULES INDUSTRIELS a été condamné pour
DISCRIMINATION SYNDICALE

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solidarite-filoche.fr : Victoire par KO contre Guinot !

En dépensant plusieurs centaines de milliers d’euros à poursuivre une salariée et un inspecteur, les patrons Guinot ont dû gagner quelques millions d’euros à ne pas respecter le droit du travail pendant 8 ans chez eux !

La Cour d’appel a déclaré « irrecevable » la plainte attribuée au « CE » Guinot contre Gérard Filoche
L’inspecteur du travail, déjà relaxé en première instance le 12 octobre 2011 obtient complète satisfaction le 3 juillet 2012 après 8 ans de procédure acharnée : la plainte attribuée au « CE » Guinot est jugée « irrecevable » par la Cour d’appel du TGI de Paris.

En fait Gérard Filoche avait été poursuivi depuis 2004 par les patrons de Guinot parce que dans l’exercice de ses missions, il avait refusé par trois fois l’autorisation de licenciement d’une salariée protégée, déléguée CGT, de retour de congé maternité.
Ces patrons Guinot (condamnés à plusieurs reprises pour différents délits) avaient voulu, à la place de leur CE (instance bidon qui leur était acquise et ne fonctionnait pas, ne prenait pas d’heures de délégation, ne prenait pas de budget de fonctionnement, ne se réunissait pas, composée en fait d’un seul homme), poursuivre, Gérard Filoche pour « chantage envers le CE » (sic).
Puis, conseillés en décembre 2007 par le Directeur général du travail, le dénommé Jean-Denis Combrexelle (celui qui a commis la « recodification » du Code du travail pour le compte du Medef) et même, pendant un temps, (on se demande encore pourquoi) par le Parquet, le « chantage » a été remplacé par « entrave au CE ».(resic)
Pareille ineptie ne s’était jamais vue, depuis 1945, en 66 ans : un inspecteur du travail qui a poussé à ce que le CE soit créé, élu, et fonctionne (sans l’intervention de Gérard Filoche en 2003 il n’y aurait même pas eu l’ombre d’un CE au siége de Guinot), est accusé de « l’entraver » (sic).

Et au lieu de défendre son subordonné, le DGT, pour le compte direct des patrons Guinot, sans s’informer et sans même s’enquérir des faits auprès de l’inspecteur concerné, a « chargé » l’inspecteur de façon violente et partiale dans une lettre accusatrice, juridiquement fausse à un niveau de mauvaise foi incroyable.
Et le Parquet (qui n’a jamais le temps de juger les procès-verbaux de l’inspection, trois sur quatre sont classés sans suite par la parquetière concernée), a trouvé le temps de poursuivre… non pas Guinot mais Gérard Filoche, par un « réquisitoire supplétif » (sic), pour un « délit d’entrave » malgré le fait que le juge d’instruction – après cinq heures d’interrogatoire le 7 mars 2007) y avait renoncé !
Et depuis 2004, la procédure est poursuivie, par les patrons Guinot avec le même avocat M° Varaut qui annonce à la presse que l’inspecteur du travail « va être moins fier que lorsqu’il s’en prend aux employeurs »… Pure visée politique !

Quand l’avocat de Gérard Filoche, Me Tricaud, dépose des conclusions fin 2008, qui font remarquer aux patrons de Guinot que leur prétendu « CE » ne s’est jamais plaint lui-même, et que sa plainte est irrecevable, ils feignent d’organiser une réunion de celui-ci, tenez-vous bien, le 9 mars 2009, 5 ans après les faits, pour qu’il se porte lui-même partie civile. Mais même ça, ça ne réussit pas, car ils ne font pas de convocation, de compte-rendu de ladite réunion (il n’y en a jamais), et c’est cette plainte (que le Parquet ni le DGT n’avaient sans doute pas examinée ?) qui est finalement déclarée « irrecevable » le 3 juillet 2012.
Le même avocat du patron de 2004 à 2009 devenu avocat du CE de 2009 à 2012, est donc battu sur toute la ligne : car le jugement en 1ere instance relaxe Gérard Filoche de tout fait fautif, et le jugement en appel annule la procédure depuis 2009, laissant le DGT et le Parquet à leur honte de 2004 à 2012.

Le DGT Jean-Denis Combrexelle est particulièrement responsable : sans jamais demander à entendre l’inspecteur à ce sujet, il l’a chargé en douce, dans son dos, par une lettre au juge qui devait ne pas être rendue publique…mais qui l’est, et qui, pour des juristes experts en droit du travail est particulièrement scandaleuse.
La salariée concernée dans cette affaire à du subir et engager 12 procédures : elle les a toutes gagnées, 12 sur 12. La Cour d’appel du Tribunal administratif (TA) a donné raison à cette salariée et à l’inspecteur du travail, elle a reconnu qu’il y avait discrimination à son égard et à imposé sa réintégration, de même le Tribunal correctionnel a condamné les patrons de Guinot pour entrave à l exercice du mandat de cette déléguée CGT.
Guinot l’avait accusée (entre autres) de « faux en écriture » au pénal, elle a été blanchie définitivement. Ce prétendu « faux » était censé être un formulaire interne à Guinot, la salariée fut accusée d’avoir « imité » la signature de son chef de service pour un congé ordinaire de 8 jours par ailleurs non contesté. Ledit chef de service, devant l’inspecteur, lors de l’enquête contradictoire du 24 juillet 2004, avait affirmé ne plus se souvenir s’il avait signé ledit formulaire, et ne pas reconnaître si c’était ou non sa signature… Puis quatre ans après, le même chef de service, viré de l’entreprise Guinot, avait avoué au juge qu’il avait bel et bien autorisé le congé;… Ce qui fit perdre Guinot bien sûr, malgré l’attestation devenue bidon d’un graphologue ami des patrons. En fait c’était un réel complot, une accusation fabriquée comme certains salauds de patrons sans scrupule peuvent en faire pour virer une déléguée syndicale : cela arrive plus souvent qu’on ne croit. Cela visait la salariée et ensuite l’inspecteur qui refusa de cautionner cette machination !

Finalement Guinot à été contrainte au bout de six ans de proposer une transaction avantageuse à la salariée discriminée, ce qui est une victoire pour les droits des femmes de retour de maternité qui ont de plus en plus de mal à retrouver leur poste ! Cette jeune femme a été extraordinairement courageuse d’avoir tenu bon malgré ce qu’elle a enduré !
Gérard Filoche, lui, jugé une première fois le 6 juillet 2011, a été relaxé le 12 octobre 2011. Il avait exercé donc normalement sa mission comme inspecteur du travail. La Cour d’appel du Tribunal administratif en reconnaissant la « discrimination » qui existait contre la salariée a cassé les décisions de Combrexelle lesquelles avait cassé les décisions de refus d’autorisation de licenciement de Filoche ! C’est une faute professionnelle de Combrexelle sur toute la ligne. C’est jugé et définitif !

On se demande pourquoi les patrons Guinot se sont entêtés. Mais ils ont fait appel de la décision du 12 octobre 2012 de relaxe en faveur de Filoche. C’est donc cet appel qui a eu lieu le 5 juin 2012 et le tribunal, cette fois a tranché en évidence : le 3 juillet, il a jugé définitivement que le CE Guinot n’a pas été “entravé” : sa plainte est déclarée « irrecevable » ! Tout cela était illégitime, une intox, une manipulation.
C’est une victoire par KO. 14 à 0. Car sur le fond en première instance, comme sur la forme juridique en appel, toute cette procédure Guinot est balayée – à moins qu’ils n’aillent en Cassation !
Il restera à comprendre comment et pourquoi une telle machination si longue a pu être ourdie sans aucun fondement contre l’inspecteur du travail !
Il reste à comprendre pourquoi il n’a pas obtenu le soutien de sa hiérarchie. Y a t il eu complicité de Combrexelle avec les patrons Guinot ? Bien que Combrexelle ait travaillé trois ans Place Vendôme et que Guinot soit juste au coin de la rue de la Paix. Bien que le DGT rencontre régulièrement le patronat, (il déjeunait selon Liaisons sociales régulièrement avec Denis Gautier-Sauvagnac, l’homme de la caisse noire de 600 millions d’euros de l’UIMM) on n’a pas de preuve de ce qu’il échangeait avec l’UIC (Union des industries chimiques, branche à laquelle appartient Guinot, proche de l’UIMM).

Mais sans être « parano » il faut bien expliquer comment une telle procédure, aussi creuse, aussi vaine, a pu prospérer si longtemps !
Guinot a dû dépenser 300 000 à 400 000 euros dans l’ensemble de ses 14 procès. Mais ils ont gagné 8 ans de non contrôle de l’inspection, de non-fonctionnement du CE, de non-présence d’un syndicat, et ils ont pu continuer de ne pas payer les heures supplémentaires pendant ces 8 ans aux 280 salariés du siége. Il faut savoir qu’ils font faire 41 h payées 35 h et que les salariés, contraints, appellent ces heures des « heures philanthropiques ». En dépensant plusieurs centaines de milliers d’euros à poursuivre une salariée et un inspecteur, Guinot a dû gagner quelques millions d’euros à ne pas respecter le droit du travail chez eux !
Pourquoi ce tracassin professionnel, moral, avec de lourds effets financiers a t il été organisé par la haute administration, sous la droite, contre un inspecteur ?
Pourquoi le parquet (généralement capable de « classer » sans suite 3 PV sur 4 de l’inspection) a t il suivi ?
Pourquoi Guinot s’est-il acharné ?
Pour que ça terrorise toute l’inspection du travail ?
Pour atteindre la personne de Gérard Filoche dans ses missions, dans ses fonctions ?
Pour encourager d’autres patrons a résister ainsi et a systématiquement accuser les inspecteurs qui les contrôlent (car depuis, c’est arrivé pour plusieurs autres affaires moins médiatisées, – dont celle de l’inspecteur Serge Lavabre, à Montpellier le 29 mai 2012) les patrons délinquants pris la main dans le sac, portent plainte… contre les inspecteurs ?
Gérard Filoche est rétabli dans son honneur et il est confirmé pour son respect, son efficacité dans l’exercice de ses missions de service public. Par 14 jugements et 8 ans de procédure coûteuse !
Car la « protection fonctionnelle » que Gérard Filoche avait demandé en le 20 novembre 2008 lui a été refusée le 20 janvier 2008 SANS MOTIF, par « rejet implicite » lâchement, par JD Combrexelle.
C'est aussi une victoire pour toute l’inspection du travail qui était mise en cause derrière cette affaire et qui aurait été éclaboussée, c’est sans doute ce que doivent regretter le plus les patrons Guinot, Me Varaut, l’UIC, et le Medef.
Je remercie avec force et affection toutes celles et tous ceux qui m’ont apporté leur soutien militant et financier tout au long de cette épreuve. Merci aux témoins, amis et camarades. Merci à Me Dominique Tricaud. Merci à ceux qui furent là aux procès des 6 juillet 2011 et 5 juin 2012. Merci aux collègues dont l’appui et la confiance ne se sont jamais relâchés. Merci aux syndicats CGT, Sud, SNU, CFDT, CFTC, FO UNSA de l'inspection. Impossible de répondre aux 42 000 signataires, ni individuellement aux 4 000 messages de soutien militant et de solidarité financière inouïe venue de toute la France, de salariés, de syndiqués de partout, de toutes les branches, de tous les syndicats. Impossible hélas, de faire un mot à chacun, mais le cœur y est, ce fut une émotion de découvrir tant de chaleur, tant d& rsquo;appuis, tant d’amitiés. Merci, merci, merci, cette victoire est due à cette mobilisation fraternelle.
Bien à vous,
Gérard Filoche
Toutes infos sur sur le site dédié, pétition, soutien financier : http://www.solidarite-filoche.fr chèques à l’ordre de “solidarité gérard filoche” C/O 85 rue Rambuteau 75001 Paris
30 aout 2012

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Patrick Le Lay devant la justice pour abus de CDD

La chaîne TF1 aurait recouru de façon abusive à des emplois précaires en CDD entre 2002 et 2003, époque où Patrick Le Lay en était le PDG.
L'ancien PDG de TF1, Patrick Le Lay, a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour recours abusif à des contrats à durée déterminée (CDD), a-t-on appris mercredi auprès de l'avocat du plaignant, confirmant une information de Mediapart.
Le procès doit se dérouler le 1er octobre devant la 17e chambre du tribunal correctionnel, selon une source judiciaire.
Patrick Le Lay, 70 ans, est soupçonné d'avoir, courant 2002 et 2003, lorsqu'il était patron de la première chaîne, eu recours de manière abusive à des intermittents du spectacle sur des postes pérennes de techniciens, pour lesquels le code du travail impose la signature de contrats à durée indéterminée (CDI), a expliqué à l'AFP Me Oury Attia, avocat du syndicat SNRT-CGT.
Ce syndicat avait, en mars 2003, déposé plainte avec constitution de partie civile, en s'appuyant sur un procès-verbal rédigé par l'inspection du travail, qui faisait référence notamment à des monteurs du journal télévisé, des cadreurs et des maquilleurs.
Selon Me Attia, l'ancien patron de TF1, mis en examen en 2010, encourt une amende maximale de 3 750 euros. Néanmoins, il estime que "l'affaire est déjà gagnée socialement".
"Après le dépôt de la plainte, un grand travail a été mené par TF1 pour corriger sa gestion des ressources humaines et embaucher les salariés en situation de précarité", a reconnu l'avocat.
"Le problème n'a toutefois pas totalement disparu. Nous espérons une condamnation qui permettrait d'ouvrir la voie à de nouvelles régularisations", a-t-il souligné.
"Si, au contraire, le tribunal devait estimer que l'infraction n'est pas constituée, cela serait un véritable coup de tonnerre. Cela légitimerait le processus d'utilisation de contrats précaires sur des postes durables", a-t-il ajouté.

Source

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Fédération CGT Commerce et Services : Condamnée pour discrimination !


Message de la CGT d'ALES ( GARD ) :

La fédération CGT du commerce et services coupable de discrimination syndicale.
Le 18 juillet 2012, le Conseil des Prud’hommes d’Alès a prononcé la nullité du licenciement d’Olivier BIREAUD et condamné la Fédération du Commerce (son employeur) à réintégrer notre Camarade dans son emploi.
Si Olivier n’est pas réintégré dans une semaine,la FD du commerce paiera une astreinte de 100 euros par jour.En plus,le jugement est exécutoire et un appel ne sera pas suspensif.
Face au comportement de Michèle CHAY,secrétaire de cette fédération,et de ses soutiens nationaux,régionaux et départementaux,le silence de la direction confédérale n’est plus tolérable.

Hier,à Alès,C’EST LA CGT QUI A GAGNE ! et certes pas quelques bureaucrates de Montreuil et d’ailleurs qui n’ont rien à envier aux pires représentants du MEDEF !
CE GROUPE FRACTIONNEL qui occupe à Montreuil la copropriété des syndiqués est à des lustres des fondamentaux de la CGT.Autant sur sa ligne politique que dans ses règles de vie où la démocratie,la fraternité,la solidarité sont aujourd’hui bafouées PAR CE GROUPE FRACTIONNEL.En outre,se pose la question financière suite à ces condamnations successives :
D’OU SORT LE FRIC POUR PAYER CES CONNERIES,CES SALOPERIES ?
C’est Michèle CHAY qui va payer les 132000 euros suite à la condamnation de la FD du commerce par la cour d’appel de Caen ?
Ou DONNEDU,grand "argentier" confédéral ?

Nous serons très attentifs à ce que les cotisations des syndiqués ne soient pas dilapidées pour servir des caprices,des intérêts particuliers,au détriment des intérêts collectifs de notre organisation syndicale,la CGT.
132000 euros pour un licenciement abusif de la FD du commerce,alors que le secrétaire de l’UL CGT d’Alès s’est vu refusé son détachement pour des raisons financières ?
SE FOUTRE DE NOTRE GUEULE : TERMINE !!!

LE REBOURSIER,Cheminot CGT.

PZ : Un grand merci à Rémy de l’US CGT commerce de Paris,et à Cyril de Disney qui ont fait le déplacement à Alès pour soutenir notre Cde Olivier.

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Menacé de licenciement, un délégué CGT fait plier McDo

Imani Mmadi, délégué CGT des restaurants McDonald’s de Vénissieux, Gabriel-Péri, Sans-Souci et Grange-Blanche, ne sera pas licencié. Depuis le 17 avril, il était sous le coup d’une mise à pied conservatoire. La direction l’accusait de “harcèlement sexuel et propos sexistes”. L’intéressé, soutenu par l’Union locale CGT de Vénissieux/Saint-Fons, criait à la discrimination syndicale. L’inspection du travail a tranché en sa faveur.

Le 5 juillet, accompagné par une vingtaine de camarades cégétistes, Imani Mmadi défendait sa cause devant les portes (fermées) du fast-food de Vénissieux : “On veut m’écarter parce que je gêne. J’ai découvert que la direction nous avait caché l’effectif réel. Nous sommes 250 en tout dans les quatre restaurants, ce qui m’autorise à prendre 30 heures de délégation syndicale par mois au lieu de 15. Par ailleurs, elle n’apprécie pas les combats que je mène pour le respect du droit du travail, notamment pour le calcul et le versement des primes. Je les dérange et ils veulent se débarrasser de moi, c’est aussi simple que ça.”
À l’appui des graves accusations qu’elle portait, la direction de MCDonald’s a produit plusieurs témoignages de salariés. Mais Imani Mmadi disposait lui aussi de témoignages prouvant, à l’inverse, qu’il était victime de diffamation et de discrimination syndicale. L’inspection du travail a tranché en faveur du délégué CGT.
Francois Marques, secrétaire général de l’Union locale de Vénissieux/Saint-Fons, se dit “satisfait” mais reste vigilant. “Nous invitons vivement la direction à respecter notre camarade et resterons très exigeants sur la liberté d’expression des salariés et leurs représentants, ainsi que sur l’exercice du droit syndical chez McDonald’s.”

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ACTICALL est RAPETOU EN CHEF de juillet 2012
ACTICALL a été condamné pour
versement tardif du salaire et non réintégration suite à licenciement économique nul.

L'arrêt

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Samsonite: prison ferme pour les patrons

Déjà condamnés en 2009, les repreneurs de l'usine d'Hénin-Beaumont ont écopés des mêmes peines.
L'affaire avait fait grand bruit en 2007. L'usine de fabrication de valises Samsonite de Hénin-Baumont, dans le Pas-de-Calais, fermait malgré les promesses des nouveaux dirigeants. Une fermeture dans des conditions suspectes, qui avaient intrigué la justice. Jugés en appel pour avoir sciemment provoqué la faillite de l'entreprise, les repreneurs de l'usine ont été condamnés à un et deux ans de prison ferme. Soit la confirmation du jugement en première instance en 2009 de ceux que l'on surnomme "les patrons voyons". Les trois personnes condamnées devront solidairement payer, au titre des dommages et intérêts, la somme de 2,5 millions qu'on leur reproche d'avoir détournée. Aucun n'était présent au prononcé de l'arrêt par la cour.
Tout aurait commencé en 2005. Samsonite, le numéro un mondial des bagages, avait cédé son usine d'Hénin-Beaumont en 2005, pour un euro symbolique. Les repreneurs avaient reçu plusieurs millions d'euros d'aide de Samsonite pour la reconversion. Le site devait se lancer dans la fabrication de panneaux solaires mais aucun n'avait été produit. En 2007, l'entreprise mettait la clef sous la porte et les 205 salariés perdaient leur emploi.

L'affaire jugée en première instance à Paris avait été retentissante. Le secrétaire général de l'usine Jean-Michel Goulletquer avait été condamné à trois ans de prison, dont deux ferme. Le PDG Jean-Jacques Aurel à trois ans également dont un an ferme. Les deux hommes ont en outre été condamnés à une amende de 75.000 euros et une interdiction de gérer une entreprise durant 5 ans.
Olivier Walter, un ancien directeur financier de Delsey devenu consultant, a lui été condamné à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, 5.000 euros d'amende et une interdiction de gérer. Le consultant, "n'avait absolument pas été gêné de recevoir 800.000 euros pour ses honoraires", ayant même présenté au départ une facture de 2,5 millions, avait fustigé la magistrate.

L'avocat général, Mireille Venet, avait rappelé que le trio avait été impliqué dans la reprise d'une usine Delsey à Montdidier, également liquidée en 2006 avec 200 salariés. Elle avait en revanche dédouané le groupe Samsonite, selon elle "totalement étranger aux détournements reprochés aux prévenus". Les avocats de Samsonite ont en effet toujours plaidé que le groupe "n'avait aucune volonté de fermer" le site et que le projet des repreneurs lui avait semblé viable.
Un point du vue combattu par l'avocat des salariés licenciés, Me Fiodor Rilov, qui accuse le groupe américain d'avoir fomenté le projet de reprise comme "un leurre, une farce" pour se débarrasser à bon compte de l'usine. Il attaque aussi le principal actionnaire de Samsonite au moment de la cession, le fonds Bain Capital, fondé par le candidat républicain à la Maison-Blanche, Mitt Romney.

Lors du procès devant la Cour d'appel de Paris au mois de mai, le parquet avait demandé la confirmation des peines contre les trois prévenus. "Il ne faut pas oublier la souffrance des 200 salariés qui, aujourd'hui, vivent pour la plupart dans la précarité, 80% d'entre eux n'ayant pas retrouvé de travail" après la liquidation de l'entreprise en 2007, avait souligné, dans son réquisitoire, l'avocat général Mireille Venet. Plusieurs dizaines d'anciens ouvriers ont d'ailleurs assisté à l'audience.
Durant le procès, le dirigeant du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon était venu soutenir les anciens ouvriers. Hors audience, il avait dénoncé les "ravages du capitalisme financier" et déploré qu'on "juge les repreneurs mais jamais ceux qui sont derrière".
Source

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L'Opéra de Paris condamné pour harcèlement moral

Le conseil des prud'hommes a condamné l'Opéra de Paris à verser 20 000 euros de dommages et intérêts pour harcèlement moral à une employée. L'établissement fait appel.
Elle la qualifie de "jugement historique". Fabienne Marton, salariée de l'Opéra de Paris, a obtenu la condamnation de l'établissement pour harcèlement moral. Dans un jugement rendu le 25 avril, que L'Express a pu consulter, le conseil des prud'hommes de Paris a condamné l'Opéra de Paris à lui verser 20 000 euros de dommages et intérêts, contre 52 000 réclamés par la plaignante.
Contacté par L'Express, l'établissement, lui, indique contester la plainte et faire appel de la décision, mais refuse de commenter l'affaire.
Fabienne Marton est entrée à l'Opéra en 1998 à un poste d'accueil. En 2005, elle est promue cadre, chargée des réceptions au service presse et protocole de la direction commerciale et marketing. "J'organisais des réceptions, je passais beaucoup de temps avec les membres de la direction qui me trouvaient tous, à l'époque, merveilleuse", raconte-t-elle.
En 2009, à son retour de vacances, Fabienne Marton raconte avoir été insultée par le nouveau DRH, qui lui dit alors "tu retournes à l'accueil ou tu pars". Une phrase qu'il répétera pendant plusieurs jours.
"J'ai vécu l'enfer, fait une dépression et perdu 15 kg", raconte-t-elle. Au cours de son arrêt maladie de neuf mois, elle revient deux jours à son nouveau poste, à l'accueil. Elle est accompagné d'un membre du CHSCT de l'établissement, qui souligne "le flou du positionnement et l'inconsistance du contenu de ce poste", souligne le tribunal.

En février 2010, elle demande la réintégration à son poste de chargée des réceptions, mais dit alors passer "dix jours sans bureau ni fonction", avant que l'Opéra ne lui propose un poste correspondant à son niveau hiérarchique. Celui de chargée du développement des visites du Palais Garnier, qu'elle finit par accepter. C'est alors qu'elle saisit le conseil des prud'hommes pour harcèlement moral. L'Opéra ne voit dans la succession des événements qu'un "changement de service sans modification des fonctions", "avec un changement minime des conditions de travail".
Les prud'hommes, eux, ont estimé que les agissements de l'employeur étaient "de nature à porter atteinte à la dignité de l'employée". Les représentants du personnel veulent même y voir la première reconnaissance en justice d'un contexte dénoncé depuis une dizaine d'années. Notamment en 2002, dans un rapport du cabinet d'expertise Socialconseil, réalisé à la demande des comités d'hygiène, de sécurité et de conditions de travail (CHSCT) et contesté par la direction: intitulé "Souffrance au travail et harcèlement moral à l'Opéra national de Paris", il relevait des fortes tensions et pressions subies par les salariés, notamment à l'atelier costumes, perruques-maquillage, et à l'école de danse de Nanterre.

Trois ans plus tard, Patrick Bloche, député-maire du 11e arrondissement de Paris, pointait devant l'Assemblée nationale "les méthodes utilisées par l'équipe de direction", "contestables à plusieurs titres". "Au motif d'une rentabilité plus grande, le droit du travail a été clairement bafoué: intimidations, refus de la gestion collective, discriminations, avertissements, mises à pied, sanctions diverses, déni des droits syndicaux les plus élémentaires", expliquait-il alors, demandant au ministre de la Culture "la décision urgente de lancer un audit social sur la gestion de l'Opéra de Paris entre 1995 et 2004".
Était-ce toujours le cas cinq ans plus tard? "Avant, le harcèlement était un mode de management. Maintenant c'est différent, beaucoup plus larvé et portant sur des cas isolés", estime un ancien secrétaire du CHSCT. Pour Adrien Perreau, président de la Commission économique et financière du comité d'entreprise de l'Opéra, "c'est pour une question économique qu'il y a du harcèlement".
En filigrane selon lui, la révision générale des politiques publiques. "On préfère harceler les gens pour qu'ils partent plutôt que les licencier. Les cadres administratifs payent le plus lourd tribut", assure-t-il. Selon lui, plusieurs autres plaintes pour harcèlement moral auraient été déposées contre l'Opéra de Paris.
Par Alexia Eychenne et Cécile Casciano, publié le 24/05/2012 à 12:53, mis à jour à 14:45

Le syndicat CFDT de l’Opera de Paris réagit :
« La Section syndicale SNAPAC/CFDT de l’Opéra et le SNAPAC/CFDT prennent acte de la condamnation en première instance de l’Opéra pour harcèlement moral à l’égard d’une salariée.
L’Opéra ayant fait appel de cette décision, la CFDT s’abstient, par principe, de commenter une procédure en cours.
Mais, la Section syndicale SNAPAC/CFDT et son syndicat viennent d’apprendre que l’Opéra serait visé par une nouvelle condamnation pour harcèlement moral à l’égard d’une autre salariée.
La récurrence de ce type d’évènement à l’Opéra et sur le secteur du spectacle vivant subventionné devient vraiment préoccupante et réclame, en parallèle des procédures juridiques, des réponses syndicales adaptées.
C’est pourquoi, la section syndicale du SNAPAC/CFDT de l’Opéra et le SNAPAC/CFDT demandent à la Direction d’engager très rapidement, avec l’ensemble des partenaires sociaux, une négociation sur la prévention des risques psychosociaux à l’ONP, et que les CHSCT Garnier et Bastille, ainsi que la Médecine du Travail, y soient étroitement associés. »

Le syndicat SUD réagit en adressant une lettre ouverte aux dirigeants de l'Opera de Paris.

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TOYOTA est RAPETOU EN CHEF de juin 2012
TFN a été condamné pour
LICENCIEMENT D'UN SALARIE POUR CAUSE DE MALADIE

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La Poste récidive en matière de CDD abusifs

Les prud'hommes ont à nouveau condamné La Poste pour abus de CDD: l'entreprise devra verser 47 000 euros à une postière, qui a dû attendre 20 ans avant d'être recrutée en CDI.

En matière d'abus de CDD, La Poste fait figure de multi-récidiviste. Une nouvelle fois, le groupe vient d'être condamné par le conseil des prud'hommes pour avoir embauché une postière de Combourg, en Ille-et-Vilaine, en CDD pendant 20 ans.

La guichetière de 45 ans a ainsi accumulé 250 contrats entre 1985 et 1996. Finalement recrutée en CDI, elle a dû attendre encore jusqu'en 2005 pour obtenir un temps complet. Considérant le procédé illégal et abusif, les prud'hommes condamnent La Poste à lui verser 47 000 euros d'indemnités.
Une longue liste de cas similaires

Une décision qui n'est que le dernier épisode d'une longue série. En 2007, les prud'hommes de Quimper avaient condamné l'entreprise publique à verser 24 200 euros à une guichetière, titulaire de 70 CDD entre 1993 et 2006. En 2010, une employée de Cahors avait obtenu sa régularisation après 15 ans de contrats précaires. Suivie quelques mois plus tard par une consoeur de Bordeaux, embauchéepar 250 CDD pendant 23 ans.

En France, le CDD ne peut pas être utilisé pour remplacer un besoin permanent de main-d'oeuvre. Un arrêt de la Cour européenne de fin janvier pourrait toutefois changer la donne: il estime que le recours à de multiples CDD de remplacement consécutifs ne constitue pas, en soi, un abus de l'employeur.

Source

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IBM condamnée pour l'utilisation abusive de CDD

Alors que la loi interdit le recours aux CDD pour occuper des postes permanents de l’entreprise, malgré une condamnation des prud’hommes en 1996, les dénonciations de la CGT, les enquêtes du CE IBM Montpellier, IBM a poursuivi les recours systématiques à des emplois précaires de CDD aux motifs fallacieux de « surcharge d’activité » ou « lancement de nouveaux produits ». Sur ces critères, en moyenne mensuelle, plus d’une centaine de salariés en CDD ont « défilé » sur l’établissement au fil des années.

Ainsi, entre 2004 et 2008, un jeune en CDD s’est vu proposer 6 contrats à durée déterminé, allant de 2 à 13 mois, avec une qualification inférieure à celle correspondant au diplôme (BTS/DUT) obtenu par la formation professionnelle continue.

Par jugement du 31 mars 2009 le conseil des prud’hommes de Montpellier condamnait IBM à :

Requalifier le contrat de travail à durée déterminée en CDI à compter du 1ier janvier 2009 ;
A défaut de réintégration verser 20 000€ à titre de dommages-intérêts pour licenciement abusif ;
verser 4 900€ à titre d’indemnisations diverses (requalification, préavis, rappel de salaires, congés…) ;
Restituer le niveau de classification et de salaire correspondants au diplôme professionnel reconnu par la convention collective (niveau IV-2, échelon 285 points).

La Cour d’Appel, par jugement du 30 mai 2012, a confirmé le jugement des prud’hommes. Elle a balayé les arguties d’IBM en relevant qu’en matière informatique « l’introduction, le lancement de nouveaux produits fait partie de l’activité normale de l’entreprise…les commandes de fin de trimestre ne sont pas subies par IBM, mais générées par le modèle commercial mis en place par la société elle même », que le recours à de nombreux contrats en CDD « répondait à la stratégie de l’entreprise de ne pas augmenter ses effectifs réguliers… et qu’il s’inscrivait dans un accroissement durable et constant de l’activité de l’entreprise».

Non seulement la Cour d’Appel a confirmé toutes les dispositions du jugement initial mais, en sus des dépens et des frais de procédures elle a condamné IBM à rembourser à Pôle Emploi les indemnités de chômage versées au salarié. Logique, ce n’est pas à la collectivité.

Source

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*Nouveau procès par appel de Guinot contre Gérard Filoche*

RV le 5 juin à 12h30 face au Palais de justice de Paris, M° Cité, Procès à 13h30 devant la 31e chambre TGI de Paris

Chaque présence comptera et fera chaud au coeur

Ça fait huit ans que ça dure. Hélas.

Il faut une dernière mobilisation pour en finir avec le patron de chez Guinot, membre de l'UIC proche de l'UIMM, un patron de combat, déjà condamné pour « abus de droits sociaux », qui ne paie pas les
heures supplémentaires, qui manipule un CE, qui multiplie les prud'hommes, qui a l'habitude de traquer ses salariés pour « abus du droit d'ester en justice » et qui mène une invraisemblable campagne
depuis huit ans pour essayer selon les dires de son avocat bien choisi, Me Varaut, de faire qu'un inspecteur du travail « fasse moins le fier »

Ce patron de la rue de la Paix, a décidé de s'acharner depuis 2004 contre l'inspecteur du travail qui voulait l'empêcher de multiplier les infractions et délits.

Mais en premier jugement, le 12 octobre 2011, l'inspecteur a été relaxé et le Parquet (qui l'avait un temps suivi, on se demande pourquoi ?) a renoncé à toute poursuite. Le patron Guinot lui s'est
entêté. Et le jugement en appel, la nouvelle audience GUINOT CONTRE FILOCHE pour une prétendue entrave au CE de Guinot aura lieu :

Le mardi 5 juin à 13 h 30 devant la 31e Chambre d'appel de Paris.
Les tenants et aboutissants de cette invraisemblable poursuite sont connus : alors que l'inspecteur du travail faisait son travail, normalement, pour rétablir l'ordre public social violé dans cette entreprise, le patron a inventé qu'il y aurait eu « entrave au CE », non pas par lui, mais par l'inspecteur. Un CE d'un seul membre, qui ne fonctionne pas, qui est entre les mains dudit patron par le biais d'un salarié disons& soumis. L'inspecteur du travail avait refusé l'autorisation de licenciement d'une jeune femme déléguée syndicale, de retour de congé maternité 3 fois de suite pour « discrimination ».
Il y a eu 12 procédures depuis, autour de cette affaire : la salariée a gagné TOUTES ces procédures étalées en 7 ans.

La Cour d'appel du tribunal administratif a confirmé en 2010 qu'il y avait bel et bien discrimination et elle a donné raison à l'inspecteur du travail contre sa hiérarchie qui avait cassé le refus de licenciement : elle a même ordonné la ré intégration de la salariée. La salariée a même bénéficié d'une transaction avantageuse de la part de l'entreprise condamnée qui a renoncé à aller en Conseil d'état comme elle l'avait un temps proclamé.

Mais ça ne fait rien, le patron persiste, dans un dernier round, sa vendetta contre l'inspecteur. Cet acharnement de Guinot doit être pris au sérieux, il vise, au-delà de l'inspecteur d'ailleurs en retraite, toute l'inspection : il mérite qu'on s'acharne à renverser définitivement cette incroyable accusation.

42 000 signataires, tous les syndicats de l'inspection, et de nombreuses personnalités de toute la gauche ont exprimé leur totale solidarité avec Gérard Filoche. Dix témoins clefs (dont Jean Auroux, Benoît Hamon, Gilbert Dupraz, Philippe Royer, Pierre Mériaux&) avaient déposé en sa faveur le 6 juillet 2011.

Nous aurons donc à nouveau besoin du maximum de présents l'après-midi du 5 juin pour venir en soutien à partir de 12 h 30 devant le Palais de justice de Paris, l'audience débutant à 13 h 30 à la 31e chambre correctionnelle (soyez munis d'une carte d'identité).

Venez nombreux, par solidarité, par soutien, pour peser aussi. Chaque présence comptera et fera chaud au coeur.

Beaucoup ont déjà donné, encouragé, aidé, et nous les en remercions chaleureusement.

Mais tout soutien par signature de la pétition et messages de soutien est encore et toujours bienvenu. Mais aussi, hélas, encore une fois, car les frais de cet appel sont à nouveau à charge de Gérard Filoche,
toute aide financière sera soulageante et précieuse :

chèques à l'ordre de « solidarité-filoche » C/O Gérard Filoche, 85 rue Rambuteau, 75001 Paris

Le tract intersyndical de soutien à Gérard Filoche pour le 5 juin <http://solidarite-filoche.fr/tract_intersyndical.pdf>

Le site de soutien à Gérard Filoche, la pétition (plus de 40 000 signatures), les messages de soutien (plus de 1800 !) :


http://solidarite-filoche.fr


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IKEA : suite

Ikea France évince ses dirigeants soupçonnés de surveillance illégale
Ikea France a annoncé vendredi le départ de quatre dirigeants, dont son ancien patron, tous soupçonnés d'être mêlés au scandale de surveillance illégale de salariés et de clients qui salit depuis février l'image de la filiale hexagonale du géant suédois de l'ameublement.
"Un ancien directeur général de Ikea France, une ancienne directrice des ressources humaines, un ancien directeur financier et l'actuel directeur gestion du risque de Ikea France vont quitter leur fonction et le groupe Ikea", a indiqué l'entreprise dans un communiqué.
Ces départs sont justifiés par "des pratiques contraires aux valeurs et standards éthiques (qui) ont été malheureusement constatées au sein de Ikea France", et sont prises "très au sérieux", souligne Ikea France.

Les noms des dirigeants concernés n'ont pas été communiqués. Mais l'ancien directeur général de 1996 à fin 2009, Jean-Louis Baillot, et Claire Hery, une ancienne DRH, ont révélé en faire partie. Mme Hery a déposé vendredi une plainte contre X.
"Je n'avais pas connaissance des faits tout simplement parce que le responsable de sécurité est rattaché opérationnellement au directeur administratif et financier et ne répond pas au directeur général", a expliqué M. Baillot à LesEchos.fr.


La seconde plainte déposée vendredi émane de la Fédération CGT du Commerce et l'Union locale CGT d'Evry. La plainte vise directement Ikea à qui les plaignants reprochent une "utilisation frauduleuse des données personnelles" et "entrave aux institutions représentatives du personnel", selon leurs avocats, Mes Yassine Yakouti et Sofiane Hakiki.
L'affaire avait éclaté en février, avec des révélations du Canard enchaîné accusant la filiale française du groupe suédois d'avoir "fliqué" des salariés et des clients, en se procurant des renseignements sur leurs antécédents judiciaires, policiers, ou leurs comptes en banque.
Selon l'hebdomadaire satirique, la "direction risque" d'Ikea avait passé un accord avec des enquêteurs privés lui fournissant des informations issues du fichier policier Stic ou de celui des cartes grises ou des permis de conduire.
Ikea France s'était rapidement dissociée de ces "comportements contraires à l'éthique": la société avait fait son mea culpa, lançant une enquête interne et un vaste chantier de réforme de son mode de gouvernance afin de redorer son image.
"Nous mobilisons maintenant toutes nos forces pour gagner la confiance de nos collaborateurs et de nos clients et pour assurer une croissance soutenue, basée sur la culture et les valeurs d'Ikea. Donner et prendre des responsabilités constitue un élément essentiel de notre succès", a commenté vendredi l'actuel directeur général d'Ikea France, Stefan Vanoverbeke, réaffirmant sa "pleine confiance en toutes nos équipes".
La filiale du groupe suédois assure qu'elle "a mis en place un plan d'action solide" pour empêcher que de telles actions se reproduisent et "continue à apporter son entier concours à la justice".
Les remous provoqués par l'affaire sont en effet loin d'être terminés. Au-delà des dégâts en termes d'image, il faut maintenant compter avec les suites judiciaires.
Les syndicats FO et CFDT notamment ont déposé des plaintes contre X. De premières perquisitions ont eu lieu mi-mars au siège social d'Ikea France à Plaisir, dans les Yvelines, ainsi qu'au domicile de M. Paris. Et le parquet de Versailles a finalement ouvert une information judiciaire le 13 avril, pour infraction à la législation sur les fichiers informatiques et violation du secret professionnel.
Par Par Sophie ESTIENNE | AFP

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TFN est RAPETOU EN CHEF de mai 2012
TFN a été condamné pour
HOMICIDE INVOLONTAIRE ET INFRACTIONS À LA SÉCURITÉ DES TRAVAILLEURS

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NIELSEN est RAPETOU EN CHEF d'avril 2012
NIELSEN a été condamné pour REFUS DE REINTEGRER UNE SALARIEE APTE AU TRAVAIL.

Madame L. travaille comme enquêtrice auprès de la société Nielsen. Le 24 novembre 2008, elle a été déclarée en maladie professionnelle par la médecine du travail, et a averti son employeur de cet état de fait.
Etant en contrat à durée déterminée depuis plusieurs années, elle va aux prud'hommes, en référé, accompagné par un défenseur syndical CGT, Claude LEVY, début 2009, pour demander la requalification de son contrat de travail en CDD en CDI. Juin 2009, les prud'hommes lui donnent raison, d'autant plus que l'employeur ne se présente pas à l'audience.
La médecine du travail l'ayant déclarée, fin juillet 2009, apte à un poste administratif, la salariée se présente au siège de la société ou la RH lui demande de rentrer chez elle.
Septembre 2009, privée d'emploi, la salariée va défendre ses intérêts devant les prud'hommes, toujours accompagné par la CGT : la médecine l'ayant déclarée apte, l'employeur doit la réintégrer, et ce, sous astreinte de 1000 euros par jour.

Le référé prud'homal lui donne raison en novembre 2009 en ordonnant à l'employeur, qui ne s'est toujours présenté à l'audience, de réintégrer la salariée.
Janvier 2010, la salariée n'étant toujours pas été réintégrée, retour devant les prud'hommes , toujours en référé, toujours défendue par la CGT. L'employeur, la société NIELSEN, s'estimant sans doute au dessus de la Justice, ne se présente toujours pas à l'audience. Redemande de réintégration, sous astreinte encore.

Février 2010 : les prud'hommes rendent leur décision : L'astreinte du jugement de novembre est liquidée: 74000 euros à payer ! et l'obligation de réintégrer la salariée.
Avril 2010 : la salariée n'est toujours pas réintégrée, retour devant les prud'hommes, toujours en référé, toujours défendue par la CGT. L'employeur, la société NIELSEN, s'estimant sans doute au dessus de la Justice, ne se présente toujours pas à l'audience. Redemande de réintégration, sous astreinte encore.
Mai 2010 : les prud'hommes rendent leur décision : L'astreinte du jugement de novembre est liquidée : 60000 euros à payer ! et l'obligation de réintégrer la salariée.
Réintégrée le 8 juin, l'employeur la renvoie chez elle le premier juillet.

Juillet 2010 : la salariée retourne devant les prud'hommes. On la refuse sur son lieu de travail, et ses bulletins de paye depuis septembre 2009 ne sont pas conformes.
Septembre 2010 : les prud'hommes condamnent l'employeur pour non remise de bulletins de paye conformes, ordonne la réintégration de la salariée ;
En octobre 2010, la salariée est réintégrée. Juin 2011, elle est candidate aux élections des délégués du personnel en dernière position sur une liste CGT et donc n'est pas élue. Octobre 2011, elle est convoquée à un entretien préalable au licenciement pour faute grave. Procédure abandonnée, car elle est salariée protégée.
Le lendemain de la fin de période de protection, la salariée est convoquée à un nouvel entretien préalable au licenciement, puis finalement licenciée en décembre 2011.

Elle repart donc devant les prud'hommes. Bureau de conciliation le 6 avril : la salariée demande sa réintégration, NIELSEN refuse. La suite : l'affaire passera en bureau de jugement, audience le 8 octobre.

 

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29ème jour de grève chez CAMPANUL et DERNIERE CLASSE au Pont de SURESNES

DES REVENUS 2011 EXCEPTIONNELS CHEZ LOUVRE HOTELS

Pendant que la direction de LOUVRE HOTELS annonce des montants exceptionnels de participation et d'intéressement équivalents à 2 mois 1/2 de salaire pour les excellents résultats obtenus en 2011, et de 10 à 100 fois plus pour les cadres dirigeants et les actionnaires, elle laisse pourrir le conflit qui dure depuis bientôt un mois au CAMPANUL et DERNIERE CLASSE du Pont de SURESNES.


NON À L'EXPLOITATION DES FEMMES DE LA SOUS TRAITANCE !

Si l'année 2011 a été un bon millésime, force est de constater que ces primes de participation et d'intéressement proviennent en grande partie de l'exploitation accrue des femmes de chambre et des gouvernantes de la sous traitance dans les hôtels du Pôle dit Economique, sous les enseignes KYRIAD, PREMIERE CLASSE, CAMPANILE, GOLDEN TULIP. Les femmes de chambre, gouvernantes et nettoyeuses de la sous traitance, sont soumises à des conditions de travail et de rémunération dignes de certains pays sous développés, payées le plus souvent à la tache aves des cadences infernales (de 4 à 4,25 chambres à l'heure). Certes, nous ne sommes pas encore en Chine ou au Maroc (partenaires privilégiés de Louvre Hôtels) mais on y arrive tout doucement. Pour information, les salariés de la sous traitance ne toucheront pas un centime de participation ni d'intéressement alors qu'elles ont largement contribué par leur travail aux bons résultats de Louvre Hôtels.


26EME JOUR DE GREVE AU CAMPANIL DU PONT DE SURESNES.

C'est en raison de cette exploitation inacceptable que 100% des salariées de la sous traitance et une partie des salariés en interne sont en grève illimitée depuis le mardi 20 mars 2012 pour la satisfaction de leurs revendications légitimes.

On ne s'étonnera pas dans ces conditions de la montée de l'insécurité et de la violence sur lesquelles beaucoup de grands patrons et de politiques versent des larmes de crocodiles. En effet, comment s'occuper correctement de ses enfants quand on arrive crevée à la maison et que l'on doit multiplier les petits boulots pour tenter de boucler les fins de mois, payer son loyer et nourrir sa famille. Elle est là aussi, la responsabilité sociale de grandes entreprises comme Louvre Hôtels !

Une manifestation festive à SURESNES ce 12 avril en direction de la mairie

Partis à une centaine vers 13h30 du Pont de Suresnes, nous avons défilé à travers les rues de la ville devant les hôtels IBIS et NOVOTEL qui font partie du groupe ACCOR, groupe hôtelier qui pratique la même politique de dumping social avec la sous traitance.

Nous nous sommes rendus ensuite en direction de la mairie.

Une délégation composée de salariées et de Paule BALLUT, élue Parti Communiste Français à SURESNES, a été reçue par un directeur de cabinet du Maire qui nous a dit comprendre la situation et que si ce que nous écrivions était vrai, il fallait saisir les Prud'hommes.

Nous lui avons dit que cela était déjà fait et que nous attendions du 1er magistrat de la ville qu'il fasse respecter le code du travail sur sa commune en interdisant le travail dissimulé et le marchandage, constitués par le paiement à la chambre, et non à l'heure, et par la non application du statut collectif des salariés de LOUVRE HÔTELS aux salariées de la sous traitance.

De son côté Xavier BERTRAND, Ministre du travail, saisi par Jacqueline FRAYSSE, députée gauche citoyenne des Hauts de Seine et par Brigitte GONTHIER MAURIN, sénatrice PCF du 92, a répondu qu'il faisait étudier la situation par ses services (en gros cela signifie qu'on met ce dossier au placard car on veut surtout ne pas déplaire au MEDEF).

Manifestement tous ces responsables de l'UMP sont plus occupés à tenter de se faire réélire qu'à défendre les droits élémentaires des salariés qui travaillent à SURESNES !

La CGT-HPE s'opposera becs et ongles à la mise en œuvre de cette machine à broyer les femmes et les hommes de l'exploitation hôtelière.

Notre syndicat appelle les dirigeants de LOUVRE HÔTELS, Mrs ROULOT et COUBARD, à un peu plus d'humanité et à donner toutes instructions pour que s'ouvrent rapidement des négociations sur les légitimes revendications des salariés du Pont de Suresnes.

Nous appelons les suresnois à soutenir les grévistes du Pont de Suresnes et à dire non à ce véritable apartheid social que subissent les salariées de la sous traitance chez LOUVRE HÔTELS.
Don à la caisse de grève à adresser à :
Syndicat CGT des Hôtels de Prestige et Economiques
3, Place du Général KOENIG - 75017 PARIS
Tel: 0140476068 / 0145744329 - Fax : 0145744326

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FREE a tout compris :
Selon plusieurs témoignages, l'opérateur aurait le licenciement facile, et n'hésiterait pas à utiliser des méthodes humiliantes pour congédier ses salariés.

Selon des informations Europe 1 et RTL, Free Mobile ne serait pas aussi tendre avec ses salariés qu'avec ses clients. Plusieurs salariés témoignent en effet d'avoir été victimes de pratiques humiliantes de la part de leur employeur, notamment au moment de leur licenciement.
C'est le cas de Sandra, qui quelques jours après un différend avec son supérieur au sujet d'un client, s'est fait licencier devant tous ses collègues. "Mon responsable m'a dit qu'il fallait que je lui rende à tout prix tous mes effets: mon badge, mon casque... Et il m'a reconduite jusqu'à la porte, devant tout le monde. [...] On a honte, on a même de la colère et on a mal. Mais on y peut rien, et il y a le gardien qui vous presse de faire vite", a-t-elle confié, visiblement choquée, à Europe 1.
Un cas qui ne serait pas isolé. D'anciens salariés auraient confié à la radio avoir vu ce type d'opérations se reproduire plusieurs fois dans une même journée.
Du côté des syndicats, on ne semble pas très surpris par ces témoignages, concordants avec le fort turn-over constaté dans l'entreprise. "On l'a déjà entendu sur d'autres sites Free. Le dialogue social dans cette entreprise est à l'image de sa démarche commerciale, c'est-à-dire très originale", explique notamment Bernard Alain, responsable telecoms du syndicat FO sur Europe 1.
Sur le plateau de RTL, c'est une autre salariée qui raconte la pression subie en interne. "Au début, quand on rentre, on nous vend du rêve, des possibilités d'évolution. Les meilleurs seront repérés", lui assure-t-on. Mais la réalité se révèle bien différente. Chez Free Mobile, "On voit des filles pleurer dans les toilettes, des collègues se faire renvoyer devant tout le monde" déplore-t-elle.
En réponse à cette polémique, Free Mobile rappelle qu'en 9 mois il a embauché 900 personnes sur ses différents centres d'appels en France.
Source

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IKEA : suite

Espionnage chez Ikea : trois prestataires au cœur du système

Dans l'affaire d'espionnage chez Ikea, trois prestataires sont suspectés d'avoir illégalement recueilli des informations sur des salariés pour les donner au distributeur de meubles. Parmi eux, Jean-Pierre Fourès. Cet ancien policier des renseignements généraux a fait partie d'Eirpace, une "société de renseignement économique"

source

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Ikea : des bons cadeaux aux policiers contre des informations sur les employés

Nouvelle révélations sur les pratiques d'Ikea. Selon le site Mediapart, un magasin de la banlieue parisienne "arrosait" de "bons cadeaux" des policiers locaux, auprès desquels un de ses responsables, ancien gendarme, récupérait des informations sur des employés.
Nouveau coup dur pour l'image d'Ikea. Alors que la filiale française géant suédois est empêtrée depuis plusieurs semaines dans un vaste scandale d'espionnage, les révélations continuent sur les pratiques peu orthodoxes de certains magasins. Ainsi, le site Mediapart a révélé hier qu'un magasin de la banlieue parisienne "arrosait" de "bons cadeaux" des policiers locaux. En échange, un des responsables, un ancien gendarme, récupérait des informations sur certains employés.

Le site d'information en ligne n'établit pas de lien explicite d'échange mais ces révélations interviennent alors que la filiale française du géant suédois de l'ameublement est dans le collimateur de la justice pour des faits présumés d'espionnage de salariés et de clients. Une enquête préliminaire est en cours depuis un mois au parquet de Versailles pour "utilisation frauduleuse de données personnelles" et ces soupçons de surveillance illégale ont amené Ikea France à mettre sur la touche début mars plusieurs responsables, dont son ancien patron Jean-Louis Baillot.
"Sinon, comment voulez-vous que la police passe quand on en a besoin, ou qu'elle nous confie les antécédants d'un syndicaliste ?"
Interrogée par l'AFP, l'entreprise s'est refusée mercredi à tout commentaire sur les informations de Mediapart. Le magasin Ikea de Gonesse (Val-d'Oise) s'est assuré "les bonnes grâces de policiers locaux à coups de 'bons cadeaux", affirme le site, évoquant notamment une dizaine de bons d'achat d'un montant de 100 euros chacun remis en octobre 2002.
Interrogé par Mediapart, l'ancien directeur du magasin, Paul Magnan, aujourd'hui à la tête du magasin de Strasbourg, n'a pas contesté ces pratiques. "On s'efforce d'avoir de bonnes relations avec les partenaires locaux, en remettant des bons d'achat à des clubs de foot, à des associations, etc.", a-t-il justifié à Mediapart. Sous couvert d'anonymat, un autre ancien directeur a évoqué des pratiques remontant aux années 90, avec des dons "fréquents, mais pour de petits montants". "Par la suite, ça s'est institutionnalisé", a-t-il confié à Mediapart. "Sinon, comment voulez-vous que la police passe quand on en a besoin, ou qu'elle nous confie les antécédents d'un syndicaliste?", a-t-il ajouté pour les justifier.

Accès aux comptes bancaires d'une employée soupçonnée de vol

Le site d'informations publie des fac-similés de courriels internes d'Ikea montrant que l'un des responsables du magasin "a eu un accès direct à des informations confidentielles couvertes par le secret de l'enquête". Un ancien gendarme, Laurent Leroy, recruté au début des années 2000 pour lutter contre des fraudes au sein de ce magasin, rapportait à sa hiérarchie l'évolution des enquêtes menées par la police sur ces employés, explique Mediapart.

Dans l'un de ses courriels, Laurent Leroy indique qu'il a pu avoir accès aux comptes bancaires d'une employée soupçonnée de vol grâce à un officier de police et avoir été mis au courant de son interpellation imminente. Il souligne avoir pu le faire parce qu'il était "un (ex) de la maison d'en face (la gendarmerie, ndlr) parce que dans le cadre d'une telle enquête, ce n'est pas vraiment autorisé".
Mediapart rapporte également que Laurent Leroy a tenu informés des responsables d'Ikea, Jean-Louis Baillot et l'actuel directeur de la communication Pierre Deyries, d'informations sur un employé récupérées auprès de la société Sûreté International, déjà citée dans l'affaire des surveillances. Jean-Louis Baillot a été mis en disponibilité par la chaîne de magasins en raison des soupçons de surveillance illégale de salariés et de clients d'Ikea France aujourd'hui entre les mains de la justice.
05/04/2012 source

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Salarié, écris à ton député, et tu verras ce qu'il t'en coutera :

Cette prof du lycée de Gondecourt de 53 ans y a goûté assez pour estimer les résultats non probants. Alors, elle a dit sa colère dans une lettre crue adressée à celui qu'elle estime être le représentant du peuple dans son secteur, le député Sébastien Huyghe. Son dérapage lui a coûté une mise à pied de quinze jours, contestée au tribunal administratif.
L' article en entier

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SEMA est RAPETOU EN CHEF de mars 2012
SEMA
a été condamné pour DISCRIMINATION SYNDICALE

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Pour ceux qui se font encore des illusions sur la CFDT et François Chereque

Extrait du livre de Jacques Cotta, « Riches et presque décomplexés » (Fayard), p 125 :

« Quelques jours après le petit-déjeuner en compagnie de deux cents membres d’Ethic (Syndicat patronal) et de François Bayrou, mon téléphone sonnait. On me demandait si je désirais participer à un remake, cette fois-ci au Cercle interallié et en compagnie de François Chérèque. Le leader de la CFDT face à des patrons déterminés à la veille de la présidentielle sur des thèmes sociaux, politiques et économiques ne pouvait laisser indifférent. Mais une mauvaise surprise m’attendait, la veille dudit petit-déjeuner : un contre-ordre fut donné dans des termes qui ne pouvaient qu’aiguiser ma curiosité :

Sophie de Menthon vous fait dire que si cela ne tenait qu’à elle il n’y aurait pas de problème, mais c’est M. Chérèque qui pose comme condition l’absence de tout journaliste.

- Même en demeurant discret ?

- Même, nous sommes désolés. Il nous a dit que c’était une condition absolue à sa venue.

Le lendemain matin, je décide de passer outre. Je gravis les marches du Cercle interallié, passe le petit perron de l’entrée surmonté d’une imposante et néanmoins gracieuse marquise, ignore un valet de pied en jaquette noire et gilet rouge et pénètre dans le petit salon réservé pour le leader de la CFDT. Étonnement de la secrétaire d’Ethic préposée aux badges, air confus de ma part, incompréhension feinte pour obtenir enfin l’autorisation de m’installer dans un coin de la salle avec engagement strict de ne pas piper mot.

Devant une assistance très réduite comparée à celle venue assister à la prestation du leader de l’UDF,

Sophie de Menthon accueille l’invité :

- "Cher François Chérèque, c’est un grand plaisir. Mais laissez-moi vous dire, à vous qui avez eu par le passé le courage de soutenir des réformes difficiles, que je déplore l’absence de la presse. Vous auriez dû au contraire médiatiser au maximum cet événement, vu l’importance de votre discours".

- "Merci de m’accueillir. Et commençons donc par la presse. J’ai demandé à ce qu’elle ne soit pas présente car j’ai décidé de vous parler franchement, sans détour, directement. Entre nous, sans journalistes, ce sera plus simple !"

- Pour nous confier des secrets ? plaisante la salle.

Je connaissais la connivence qui peut exister entre les partenaires sociaux. « Les réunions à répétition rapprochent », dit-on. Mais là, il s’agit de tout autre chose. François Chérèque promet le discours de la vérité comme s’il se trouvait dans une réunion de famille qu’il ne faudrait pas perturber.

Durant une heure, je vais de surprise en surprise. Le leader de la CFDT réserve à ses hôtes très satisfaits un discours des plus politiques. « L’économie est poussive » et « le premier des problèmes concerne l’investissement » car nous « n’avons pas décliné les objectifs de Lisbonne ».

- "Plus clairement ?" demande Sophie de Menthon.

"Les réformes de la recherche, des régimes sociaux, des retraites, de l’assurance-maladie, de la santé, des hôpitaux n’ont pas été accomplies. "

En une phrase, François Chérèque fait siennes l’ensemble des mesures qui ont pesé dans le vote négatif du peuple français le 29 mai 2005. Mais qu’importe, la salle communie.

Il aborde ensuite « l’organisation du marché du travail », « l’existence de la précarité », mais aussi d’une « trop grande rigidité pour les entreprises ». Il dénonce le développement de la sous-traitance comme « facteur d’augmentation des inégalités ».

- D’inégalité pour qui ? demande un curieux dans la salle.

J’attends une réponse syndicale. Surprise !

- Pour les petites entreprises, répond du tac au tac le leader de la CFDT.

Je me tourne vers mon voisin de table : Je croyais qu’il parlait des employés. Pour un syndicaliste il est assez ouvert, non ?

Oui, mais si les entreprises ne vont pas bien, les employés non plus. Ce qui compte, c’est

l’entreprise, et lui, il a compris !

Au micro, François Chérèque en est à la dénonciation de « la culture du conflit », condamne « la

CGT qui pousse à la grève dans les ports de Marseille », ou « FO qui fait la loi chez les communaux

», « la nécessité d’y imposer une CFDT qui aujourd’hui y a des problèmes ».

Comment ? questionne Sophie de Menthon.

- "Par tous les moyens ! "

- "Je suis troublée, vous reprenez nos positions, que nous exprimons publiquement", intervient la présidente d’Ethic. ( Toujours syndical patronal !!!)

Galvanisé, Chérèque annonce la nécessité de « faire évoluer le contrat de travail », de ne « pas opposer la flexibilité à la rigidité », de réaffirmer « l’attachement à l’Europe » alors que « nous avons mis le drapeau bleu blanc rouge le jour anniversaire du traité de Rome, ce qui était lamentable ».

- "Reste la méthode ?" demande Sophie de Menthon.

Alors le président de la CFDT parle de « représentativité ». Il a déjà rencontré à plusieurs reprises « les conseillers de Sarkozy et le candidat lui-même » avec qui ils sont « plutôt tombés d’accord ». Il faut « reconnaître les syndicats dans les entreprises », et non plus au niveau national indépendamment des élections à la base.

Atomiser l’interlocuteur, c’est ça qu’il faut, me glisse à l’oreille mon voisin attentif.

François Chérèque, comme s’il lui répondait en écho, développe l’exemple de Renault.:

- « S’il n’y a pas de licenciement », c’est uniquement parce que « les ouvriers prennent aujourd’hui les jours qui

correspondent aux 35 heures de 2008 ». À l’inverse, à Sandouville, « la production est à flux tendu », donc « ils font 42 heures par semaine ». En discutant à la base, la flexibilité s’organise et s’impose d’elle-même.

- "Pourquoi, avec ce discours, êtes-vous au premier rang dans les manifestations ? "

- Chérèque: "J’ai manifesté contre le CPE car le ministre avait été ridicule dans la forme. Mais sur le fond, nous sommes bien sûr d’accord pour revoir le contrat de travail. "

Dans la salle on est au bord de l’applaudir.

- "Votre différence n’est pas assez marquée avec la CGT", insiste Sophie. Même si Thibault est assez positif (Tiens tiens ....) , il existe des possibilités de débordement.

- Chérèque: "Sur le terrain, c’est parfois compliqué, mais plus on va vers l’entreprise, je vous le répète, plus les salariés acceptent tout cela. Prenez l’accord Bosch sur le temps de travail. II y a 200 accords du même type, mais personne n’en parle. Laissons les choses se faire dans les entreprises, il y a une adaptation ! "

- "Vous avez des priorités ? "

- Chérèque "La protection sociale sera le gros morceau. Il faut finir le travail sur les retraites après ce qui a été

commencé sur les régimes spéciaux. Puis reconnaître que les CDD en lieu et place des CDI, c’est trop paralysant. Donc redistribuer vers l’assurance chômage qui sera plus sollicitée. Enfin, la soustraitance, dossier difficile... "

- "Pas tant que cela", intervient un des vingt membres d’Ethic installé dans la salle.

- Chérèque "Si, par exemple, prenez Airbus. À vous je le dis : l’État n’a pas à mettre un sou. Il faut faire à Airbus ce qui a été fait à Boeing ! Augmenter et développer la sous-traitance et mettre tout cela en concurrence.

- "Mais vous y êtes arrivé sur les retraites ? C’était bien plus chaud, non ? "

Le leader syndicaliste en serait presque à bicher.

- "Vous accepteriez d’être ministre du Travail de Nicolas Sarkozy ou de Ségolène Royal ? "

- Chérèque : "Non, je suis beaucoup plus utile à la place que j’occupe. Je peux faire de la pédagogie. Ségolène a

compris sur les retraites, par exemple, et elle n’est plus pour l’abrogation de la loi Fillon. En mettant la gauche face à ses contradictions, on aboutit au discours de Villepinte où la candidate socialiste fait de la dette sa priorité et reconnaît l’économie de marché. Mais pour cela, il faut être là où je suis.

- "Puisqu’on est entre nous, vous voterez pour qui ? "

- Chérèque : "Je peux vous dire que nous avons vu tous les candidats, outre l’extrême droite ou l’extrême gauche.

Surtout les deux principaux et Buffet par respect pour elle et aussi parce que sur des notions comme la flexisécurité, elle serait sans aucun doute d’accord. D’ailleurs, l’extrême gauche a aussi fait un pas. Elle reconnaît le marché et la décentralisation.

- "Vraiment ? "

- Chérèque: "Mais oui, Arlette a pris un coup de vieux, vous savez ! "

Dans la salle on s’esclaffe.

- Chérèque: "Vous voyez bien le mal que j’aurais eu si la presse avait été présente."

- "Pour qui voteriez-vous donc ?" insiste Sophie de Menthon.

- Chérèque: "Nous ne donnons jamais de consigne à la CFDT. "

- "En privé ? "

Et là, Chérèque répond:"Sarkozy nous a présenté un calendrier pour les réformes et moi et ça me va très bien. On s’y met dès juillet."

Sourire de Sophie de Menthon et satisfaction de la salle. »

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no comment...

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Une caissière de LIDL licenciée pour un kinder qu’elle a payé !

Une caissière de LIDL licenciée pour un kinder qu’elle a payé !
Une caissière de chez LIDL prend en rayon un paquet de kinder pour le manger pendant sa pause. Elle en entame un, le pose sur la caisse puis va chercher l’argent qui se trouve dans sa voiture afin de le payer (elle ne pouvait pas laisser son argent dans son casier, celui-ci étant cassé).

Le caissier refuse de l’encaisser car il est « entamé ». Le vigile intervient et intercepte le paquet puis applique la procédure de « Vol » en faisant payer le paquet à la caissière.
Trois semaines plus tard, le chef de réseau la sanctionne par une « mise à pied conservatoire » et quelques semaines après, cette caissière est licenciée, malgré l’intervention auprès de la direction des délégués du personnel alertés. La direction de LIDL considère qu’elle a volé le paquet de KINDER, pourtant payé.

OUI, elle a eu tort de commencer à le consommer alors qu’il n’était pas payé (ATTENTION cette pratique est courante dans de nombreux magasins et à tous les échelons)

EVIDEMMENT, tous les voleurs posent l’article qu’ils veulent voler sur la caisse. QUE doit faire un client lorsqu’un caissier ne veut pas l’encaisser? CELA vaut-il le licenciement de la caissière ? En droit, le degré de la sanction doit être en rapport à la faute. BIEN SUR cette affaire sera défendue devant les tribunaux, mais que de dégâts pour un KINDER !

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Les salariés d'Ikéa sous surveillance ?

L'entreprise a suspendu un de ses salariés et promis de lancer une enquête interne.

"On a un collaborateur qui vient de l'ANPE et roule en Porsche Carrera, pouvez-vous me dire à quel nom elle est immatriculée ? Et si ce nom est différent du collaborateur ?". Selon des informations du Canard Enchaîné, ce mail aurait été envoyé par Ikéa à des officines privées de sécurité. Moyennant rémunération, le géant du meuble aurait ainsi eu accès aux fichiers de police réservés au service de l'État.

Objectif : en savoir plus sur les salariés ou les clients récalcitrants de l'entreprise. "Son discours est antimondialiste, ses méthodes 'vieille garde CGT' (se bouche les oreilles et répète sans cesse la même chose concernant ses acquis). Syndicalisme ? Correspond pas trop au profil de sa dame. Prosélytisme divers ? ATAC ou autres ? Risque de menace écoterroriste ?", peut-on lire sur l'extrait du mail auquel le journal satirique a eu accès.

80 euros la consultation

Les clients n'ont pas été épargnés par ces pratiques d'espionnages douteuses. Le Canard Enchaîné révèle en effet qu'à Morlaix, dans le Finistère, une cliente qui réclamait 4.000 euros à Ikéa, aurait été espionnée. "Pourriez-vous me faire une recherche sur cette adresse et me dire : 1 - Qui est propriétaire des lieux (ou locataire) de façon officielle ? 2 - Cette personne est-elle connue des services ?", demande l'entreprise.

Extraits de casier judiciaire, numéro de téléphone portable, numéro de plaque d'immatriculation, adresse personnelle... les demandes de renseignements sont variées. Selon le Canard Enchaîné, une centaine de mails ont été envoyés par le directeur de la gestion de risque d'Ikéa. Ce dernier est d'ailleurs suspecté d'avoir mis son nez dans les fichiers de police pendant plusieurs années.

En échange de 80 euros, les responsables d'officines privés auraient accepté de fournir les informations des fichiers de police, les cartes grises, les permis de conduire, ou encore les factures téléphoniques.

Des plaintes bientôt déposées

Les clients ne comptent pas en rester là. Une dizaine de délégués syndicaux FO des trois magasins Ikea situés à Franconville (Val d'Oise), Roissy Paris-Nord (Seine-Saint-Denis) et Thiais (Val-de-Marne) ont annoncé qu'ils allaient porter plainte contre X, rapporte Le Parisien. Ils comptent aussi dans les prochains jours créer une "association de défense des victimes d'Ikea" pour demander "la prise en charge des victimes, la vérité et la justice" pour tous les salariés, délégués syndicaux et clients concernés.

"C'est une atteinte à leurs droits de salariés et une atteinte à leurs droits individuels, à leur liberté fondamentale", a expliqué sur Europe 1 Me Sofiane Hakiki, l'un des avocats des salariés. "C'est très grave. Et si ce qui est écrit dans le Canard enchaîné correspond à la réalité des faits, dans ce cas-là, nous sommes dans le cadre d'une infraction pénale qui est l'utilisation illicite de données personnelles. C'est puni par cinq ans d'emprisonnement et 300.000 euros d'amendes".

Ikéa veut que toute la "lumière soit faite"

Forcé de s'expliquer, le directeur de la communication d'Ikea a déclaré que l'entreprise "souhaitait faire toute la lumière" sur les pratiques de "flicage" de son personnel et de clients. "Nous prenons la parution de ces accusations très au sérieux. Nous avons lancé une enquête avec l'aide de conseillers indépendants pour obtenir la vision la plus complète de ce qu'il s'est passé dans les faits", indique Ikea France dans un communiqué. "Par respect de la présomption d'innocence, la personne concernée est mise en disponibilité durant ces investigations", précise le texte.

De son côté, le PDG de Sûreté International, joint par Rue 89, "dément formellement" les informations du journal d'investigation. "Certains de mes salariés ont monté un cabinet parallèle, en profitant des connexions qu'on avait avec la direction. Ils ont été licenciés pour faute en 2004 [notamment Yann Messian, mentionné par le Canard, ndlr], et il y a eu un procès pour concurrence déloyale", a-t-il déclaré.
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CLINEA est RAPETOU EN CHEF de février 2012
CLINEA
a tenté de faire condamner un défenseur syndical et les salariés qu'il défendait au titre de ALTERATION FRAUDULEUSE DE LA VERITE DANS UN ECRIT, complicité d'ESCROQUERIE (le défenseur syndical et les salariés ont été relaxés)

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Après 250 CDD, elle fait lourdement condamner la Poste

La cour d'appel a considéré que la postière avait été maintenue dans la précarité durant vingt-trois ans.


Elle avait effectué 250 CDD à la Poste. Soit vingt-trois ans de précarité. En 2009, neuf ans après son départ à la retraite, Marie-Louise avait finalement saisi le conseil de Prud'hommes de Bordeaux. Celui-ci avait tranché largement en sa faveur en lui octroyant 56 125 euros de réparation. La chambre sociale de la cour d'appel vient de gonfler un peu plus la note en la poussant cette fois à 65 000 euros.

Car selon le droit du travail, le CDD, comme son nom l'indique, ne peut être utilisé que pour des besoins ponctuels d'une entreprise. Les juges ont donc décidé que les contrats de Marie-Louise devaient être requalifiés en CDI.

La cour a en outre estimé que le parcours professionnel de la postière au sein de l'entreprise lui donnait droit à des dommages et intérêt pour perte de retraite, perte de chance, mais aussi pour le préjudice moral subi après avoir été maintenu 23 ans dans une situation de précarité (incertitude du lendemain, difficultés pour emprunter). Ce dernier a été évalué à 30 000 euros.

La postière avait intégré la Poste de Lormont en 1975. Après un bref passage dans les Ardennes, elle accumulera des petits contrats dans la région bordelaise avant d'être enfin engagée en CDI en 1998 comme manutentionnaire dans le centre de tri de Bordeaux.

En 2000, la postière sera finalement licenciée pour inaptitude physique définitive avec impossibilité de reclassement, faisant alors valoir ses droits à la retraite.

Au cours de ses premières années dans l'entreprise, la jeune femme avait été particulièrement fragilisée vis-à-vis de sa direction. Son ex-mari, lui aussi postier avait été incarcéré après avoir détourné d'importantes sommes d'argent. « Des éléments hors débat » a tranché la cour.

Dans son premier jugement, le conseil de Prud'hommes avait souligné que l'employeur était « coutumier de cette pratique » consistant à multiplier les contrats courts. Aujourd'hui, la Poste s'en défend et estime avoir fait table rase des vieilles habitudes, précisant que le modèle social est désormais le CDI. Mais Bernard Lavorel, représentant du syndicat Sud qui a porté le dossier lâche : « Depuis 2008, plus d'une centaine de dossiers ont été montés pour des CDD illégaux. Certains se sont réglés à l'amiable, mais la Poste a dû débourser environ un million d'euros »

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Le CHÉ du mois.

Ayant appris la condamnation de la société AUDIENS et de son dirigeant Henri B. en correctionnelle pour référence à une sanction disciplinaire ou à une condamnation amnistiée, l'agence indépendante de notation sociale PATRONS-VOYOUS a décerné à cette entreprise le titre de 'RAPETOU DU MOIS " de septembre 2011.
Or la société AUDIENS se targuait de son label éthique obtenu par l'organisme CERCLE-ÉTHIQUE.

Le secrétaire du syndicat CGT des personnels du Groupe Audiens a donc écrit à CERCLE-ÉTHIQUE le 21 novembre 2011:

" Monsieur le Président,
Je vous expose les faits suivants.
Le Cercle d'Ethique des Affaires a accordé le 22 juillet 2009 son label au groupe Audiens, 74 rue Jean Bleuzen à Vanves, sous le numéro d'attestation 003/2009.
L'attestation signée par le président à l'époque, Hervé LAINE, précise que des comportements non-éthiques impliquant une organisation labellisée entraînerait un retrait automatique du label à l'organisation en cause.
Or, il se trouve que le groupe Audiens et Henri B. ont été reconnus coupables de RÉFÉRENCE A UNE SANCTION DISCIPLINAIRE OU A UNE CONDAMNATION AMNISTIÉE SUR LE FONDEMENT DE LA LOI DU 6 AOUT 2002 ; faits commis courant août 2008, à Vanves, infraction prévue par l'article 133-11 du Code pénal, l'article AL.3 de la Loi 2002-1062 du 06/08/2002, arrêt prononcé publiquement le 11 mai 2010, par Madame DALLOZ, Président de la 21ème chambre des appels correctionnels de la cour d'appel de Versailles, en présence du ministère public, sur appel d'un jugement de la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Nanterre, du 19 octobre 2009. Ce jugement a été publié par PATRONS-VOYOUS, agence indépendante de notation sociale sur son site Internet : http://patrons-voyous.fr/.

Ces faits ont été commis à l'encontre d'un délégué CGT, comme par hasard. C'est pourquoi le groupe Audiens et Henri B. ont reçu le titre envié de RAPETOU EN CHEF de septembre 2011.
Toujours au mois de septembre 2011, l'inspectrice du travail a dressé procès verbal à l'encontre du groupe Audiens pour infraction à l'article L. 2141-7 du code du travail (emploi de moyens de pression à l'encontre d'un syndicat) qui a été enregistré par le greffe du tribunal de grande instance de Nanterre. Le syndicat CGT s'est porté partie civile, afin de voir le groupe Audiens condamné pour discrimination syndicale.

Enfin, le 27 septembre 2011, la cour d'appel de Paris a condamné le groupe Audiens à payer 3.000 euros de dommages intérêts au syndicat CGT pour avoir porté atteinte à l'intérêt collectif de la profession, et au droit syndical dans l'entreprise. L'arrêt peut être consulté à l'adresse suivante : http://www.loysel.fr/atga/Documents/09-08207.pdf
L'attestation précise que " le cercle éthique des affaires ni l'agence de labellisation ne peuvent en aucun cas être tenus pour responsables de comportements non-éthiques qui pourraient impliquer une organisation labellisée. Dans de tels cas, le label serait automatiquement retiré à l'organisation en cause ".
Il nous apparaît donc que le label délivré le 22 juillet 2009 au groupe Audiens devrait lui être retiré en raison de ces comportements non-éthiques. "

 

CERCLE-ÉTHIQUE a répondu le 6 décembre par l'intermédiaire de son président, Yves MEDINA :
" Monsieur,
Suite à votre message ci-dessous du 21 Novembre 2011, je vous informe qu'en accord avec le Bureau du Cercle d Ethique des Affaires, j ai demandé aux intervenants et personnes concernées de surseoir à toute opération ou procédure de renouvellement du label Qualethique au bénéfice du groupe Audiens.
Je vous prie d agréer, Monsieur, l expression de mes sentiments distingués,
yves medina
Président du CEA "


L'agence indépendante de notation sociale PATRONS-VOYOUS prend acte d'avoir, par le fait d'avoir rendu publique la condamnation du GROUPE AUDIENS sur son site internet, fait perdre à celle-ci son label éthique décerné par CERCLE ÉTHIQUE.

Cette publicité a pu avoir lieu grâce à l'engagement du délégué syndical CGT du GROUPE AUDIENS.

Il mérite, pour son engagement, le titre de CHÉ du mois.

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Halte à la discrimination syndicale chez Arcelor Mittal !

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François Hollande propose "une notation sociale" des entreprises

Cette note-là serait tout le contraire des notations financières qui ont tant fait parler d'elle ces derniers mois. François Hollande a proposé lundi 23 janvier de mettre en place une notation qui évaluerait la situation sociale au sein d'une entité économique.

"On note tout aujourd'hui, moi je propose une idée audacieuse : une notation sociale des entreprises", a déclaré le candidat socialiste au Théâtre du Rond-Point, où il était invité de Radio France dans le cadre de son enquête "quel travail voulons-nous ?". "C'est une idée que je lance, il n'y a pas de raison qu'il n'y ait pas de label pour les entreprises qui font un effort pour former leurs salariés, limiter la souffrance au travail", a déclaré le député de Corrèze. "Ce serait une bonne information à donner aux actionnaires".

Présent dans la salle, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a salué cette idée : "J'avoue que c'est la première fois que j'entends un responsable politique évoquer la notation sociale".

Orienter les investissements avec des critères autres que financiers

Le syndicaliste a souligné que l'idée n'était pas nouvelle, mentionnant l'initative de son prédécesseur à la tête de la CFDT, Nicole Notat, qui a "créé une agence, Vigéo, dont l'objectif est de noter socialement les entreprises". Il s'agit, selon M. Chérèque, "d'orienter l'épargne des salariés et des fonds d'investissement, non plus seulement en fonction de critères financiers mais aussi sociaux : formation, lutte contre la souffrance au travail, dialogue social..."

Mais aussi de pouvoir moduler les aides de l'Etat. Certains syndicats demandent par exemple que les exonérations de charges soient modulées selon la politique sociale de l'entreprise, notamment dans le domaine de la précarité.

Sur ce dernier sujet, François Hollande a par ailleurs proposé "que les cotisations chômage soient d'autant plus élevées que les contrats sont courts, et d'autant plus faibles que les contrat sont longs". François Hollande a aussi souhaité que les représentants des salariés siègent dans les conseils d'administration et les comités de rémunération.

FTVi avec AFP

La seule notation sociale des entreprises ne viendra que des salariés, et non d'intermédiaires financés par on ne sait qui !

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No comment...

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Procédure de licenciement contre deux délégués CGT


Attaque contre tous les salariés !
Par un courrier du 13 janvier et contre l'avis de l'Inspection du travail, le ministère a donné l'autorisation de licencier deux délégués CGT, Francis Battista et Paul Michel de l'entreprise NextiraOne.
Ces deux techniciens en téléphonie ont respectivement 42 et 34 années de syndicalisme dans l'entreprise.

On peut lire dans les faits reprochés aux délégués :
" …considérant que la société replace les faits dans un contexte de dix années de violence comportementale de certains élus à l'égard de différents directeurs des ressources humaines.. "…
Et voilà comment l'action syndicale est transformée par les plus hauts responsables de l'Etat en acte de délinquance !
Cette procédure fait suite à une cabale montée de toutes pièces par une direction revancharde.
Elle n'a toujours pas accepté sa condamnation pour des faits constitutifs d'attaques au droit syndical.

Pourquoi les dirigeants de cette société en veulent-ils tellement à la CGT ?
Peut-être parce que la CGT réclame les indemnités dues aux salariés ayant travaillé en présence d'amiante ?
Ceci coûtera cher à l'entreprise, mais c'est un dû !
Peut-être aussi parce qu'ils contestent le blocage des salaires depuis trois ans ou qu'ils réclament la régularisation du mode d'attribution des rémunérations variables ? Elles ne peuvent pas continuer à être attribuées en toute opacité comme c'est le cas aujourd'hui.
C'est bien gênant pour la direction, mais c'est la loi.
De plus, NextiraOne met en place une réorganisation majeure de ses services au détriment des salariés (mutations, transformation de postes, pointage) pour le faire iill ffaut se débarrasser de lla CGT.
Ce n'est pas la première fois qu'un tel harcèlement est organisé dans cette entreprise. Voilà déjà quelques années que la direction de NextiraOne avait été condamnée au pénal pour atteinte aux droits syndicaux les plus intangibles. Elle s'était adjoint les services d'un cabinet de conseil recruté pour " déstabiliser et réduire l'influence de la CGT au sein de l'entreprise " (la CGT 1er syndicat de l'entreprise).
Les 1800 salariés de NextiraOne France ne s'y trompent pas et ne tombent pas dans le piège, ils comprennent bien que s'en prendre à la CGT, c'est s'en prendre à eux.
On ne compte plus les procès perdus par la direction devant les tribunaux de grande instance ou aux prud'hommes face aux salariés ou aux représentants de la CGT.

Dans cette affaire, qui sont les véritables délinquants ?
Aujourd'hui, c'est à un harcèlement continu que sont confrontés les élus CGT. Il est conduit par un DRH aux manières aussi musclées qu'inacceptables.
Cet individu s'est fréquemment rendu coupable d'excès de voix et propos injurieux, de comportements violents à l'égard des élus. Des enregistrements et des témoignages nombreux l'attestent.
Il ne faut pas non plus perdre de vue que Nextira One est une entreprise sous LBO (Leverage Buy-Out). A ce titre, elle est détenue par des actionnaires qui exercent une forte pression sur les dirigeants de l'entreprise. Elle a vocation à être vendue par ses acquéreurs à titre spéculatif.
C'est ce contexte qui explique sans doute la nervosité des dirigeants actuels de NextiraOne qui cherchent à trouver des boucs-émissaires en s'attaquant à la CGT plutôt que de s'occuper du redressement de l'entreprise.
Malgré les pressions et les peurs, les salariés de NextiraOne soutiennent leurs camarades injustement condamnés et manifesteront lundi 23 janvier pour demander à la direction d'annuler la procédure, et de ne pas utiliser l'autorisation de licenciement du ministère.
Tous ensemble contre les licenciements des délégués de NextiraOne Lundi 23 janvier 2012 à partir de 8 H 00, 51 Avenue André Roussin - 13016 Marseille

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Alès Le torchon brûle à la CGT

C’est le bras de fer à la CGT commerce entre Alès et Paris. En effet, la Fédération nationale CGT commerce a licencié son permanent alésien, Olivier Bireaud. Qui était déjà "placardisé" depuis mai. À cette date, lors du congrès national de la fédération, l’Alésien n’avait pas été reconduit dans ses fonctions.

Un congrès qui ne s’était d’ailleurs pas particulièrement bien passé. "Plus de 40 % des syndiqués ont exprimé leur désaccord avec les orientations proposées. Depuis, notre direction fédérale mène une véritable chasse aux sorcières. Après avoir gazé des congressistes et refusé le débat contradictoire, elle licencie des militants reconnus et refuse à des structures importantes les subventions nécessaires à leur travail et leur survie", précise la CGT Alès.

"En juin, je ne pourrai plus faire fonctionner l’union locale d’Alès" Fabrice Durand, CGT

Le coup est dur pour le représentant alésien de la CGT commerce. "Olivier Bireaud a dix ans d’ancienneté à la CGT. Paris lui a donné trois jours pour déménager. Même un patron ne ferait pas ça", commente Fabrice Durand, le responsable de l’union locale CGT d’Alès.

Hier, une délégation de 35 Alésiens s’est retrouvée à Montreuil en région parisienne, devant le siège de la CGT, "pour exiger le respect des pratiques démocratiques". Quelque 200 manifestants étaient présents, dont d’autres sections parisiennes CGT commerce, des Alsaciens… "La fédération a refusé de nous recevoir et c’est la confédération qui a fait la boite aux lettres en quelque sorte. Il n’y a plus de dialogue social", dénonce Fabrice Durand. Mais la prise de bec entre Paris et Alès ne date pas d’hier.

"Paris écarte tous ceux qui ne sont pas sur sa ligne"

Elle se retrouve également entre les Cévenols et l’Union départementale à Nîmes. "Paris écarte tous ceux qui ne sont pas sur sa ligne. Nous nous préoccupons de la lutte des classes tandis que Paris fait de l’accompagnement social", reproche Fabrice Durand. La rupture a été nette après les manifestations contre la réforme des retraites à l’automne 2010. Tandis que les banderoles étaient rentrées un peu partout en France, la CGT alésienne faisait de la résistance et poursuivait la lutte et les manifestations.

La détérioration est visible car, à partir de juin, les heures de délégation syndicale sont retirées à Fabrice Durand par l’Union départementale. De fait, il devra reprendre son travail de cheminot. Déjà depuis un an, le patron de la CGT Alès utilisait une disponibilité pour être présent à l’union locale. "A partir de juin, je n’aurai plus les moyens de faire fonctionner l’union locale à Alès", dénonce le représentant CGT. Une assemblée générale est prévue cet après-midi à 17 h 30 à la Bourse du travail à Alès pour le licenciement d’Olivier Bireaud.

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ALCATEL est RAPETOU EN CHEF de janvier 2012
ALCATEL
a été condamné pour DISCRIMINATION SYNDICALE

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Indignés corses : Air France déboutée en appel

Depuis plus de deux mois, des salariés en CDD d'Air France occupent les aéroports de Bastia et d'Ajaccio pour s'opposer à leur non-titularisation. Une bataille juridique a été entamée entre les employés débarqués et la direction. Une procédure dans laquelle Air France vient encore de perdre une manche. La cour d'appel de Bastia a débouté la compagnie qui contestait la validité des astreintes comme la réintégration des plaignants.

Depuis 70 jours, les plates-formes de Bastia et d'Ajaccio sont occupées par des "indignés", de jeunes salariés en CDD qui réclament la pérennisation de leur emploi. En parallèle à leur protestation, ils ont fait appel à la justice. Les procédures ont toujours tranché en faveur des 45 employés. Le 3 janvier 2012, la cour d'appel de Bastia a, elle aussi, confirmé les verdicts déboutant Air France qui contestait la validité des différentes astreintes. La compagnie va donc devoir embaucher les plaignants qu'elle n'avait pas maintenus dans leur poste, invoquant ses difficultés financières sur l'île. Cette décision est loin d'être gagnante pour le transporteur puisqu'il devait déjà 3 millions d'euros aux 45 manifestants le mois dernier. Et ce n'est qu'un début, si la compagnie ne se plie toujours pas aux décisions de justice. Le tribunal des prud'hommes a en effet augmenté le montant de l'amende à 6.000 euros par jour et par salarié, tant que les CDI ne seront pas signés.
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Guingamp. MacDo condamné à verser 250 000 € à une ex-employée


Pour ne pas avoir payé les heures supplémentaires d'une cadre durant quatre ans, un franchisé de l'enseigne américaine MacDonald's a été lourdement sanctionné par les Prud'hommes de Guingamp (Côtes-d'Armor).
Soutenue par la CFDT, cette employée vient de gagner une importante bataille juridique. Le tribunal des Prud'hommes de Guingamp a condamné son ex-employeur, le Mac Donald's de Guingamp, à lui payer l'équivalent de quatre ans d'heures supplémentaires impayées ainsi que des congés auxquels elle avait logiquement droit. Au total, le Mac Do de Guingamp doit lui verser 250 000 € dont 125 000 € portent sur les seules heures supplémentaires.
Une première en France
De 2006 à 2010, cette jeune femme était employée comme directrice du restaurant de Guingamp. " Je travaillais régulièrement, de 8 h à minuit, sept jours sur sept ", explique cette jeune femme qui a depuis retrouvé du travail ailleurs après une dépression.
Cette décision semble être une première en France. Jusqu'à présent, un Mac Do avait écopé d'une sanction identique au Japon, en 2009. L'enseigne de restauration rapide avait été contrainte de payer l'équivalent de 50 000 € à un employé à qui elle faisait également effectuer des heures supplémentaires non payées depuis des années.
De son côté, le responsable du Mac Do de Guingamp n'a pas souhaité commenter cette décision dont il a fait appel.
Bruno ALVAREZ.

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Du face-à-face avec Sarkozy, Pierrot a fait un livre - mercredi 26 octobre 2011

Pierre Le Ménahès, à 52 ans, raconte ses luttes syndicales dans un livre intitulé " La France d'en bas face à Sarkozy ".
Photo : Ouest-France

Pierre Le Ménahès, c'est ce syndicaliste qui avait tenu tête à Nicolas Sarkozy sur TF1 en janvier 2010. Aujourd'hui, le Morbihanais sort un livre, intitulé La France d'en bas face à Sarkozy. Un pamphlet pétri d'émotion. Le leader CGT de la Fonderie de Bretagne l'a écrit avec sa sueur. Il y raconte la lutte des ouvriers pour que l'usine située près de Lorient ne ferme pas.

La notoriété hexagonale de Pierre Le Ménahès, ce n'est pas à son combat pour la survie d'une usine qu'il la doit. Entré à la fonderie de Bretagne (ex-SBFM) à Caudan à l'âge de 23 ans, laboureur syndical inconnu au-delà des portes de Lorient, il est devenu en l'espace d'une journée, l'homme qui a fait face à Nicolas Sarkozy.
Quand TF1 le contacte pour participer à l'émission Paroles de Français, il n'y voit qu'un intérêt : " Inciter le Président à écouter les classes laborieuses. " Le 25 janvier 2010, devant 8 millions de téléspectateurs, il tient tête au président. Le dialogue avec le chef d'État vire à l'empoignade verbale. " Je n'ai pas pour habitude de manier la langue de bois " admet Pierre Le Ménahès. Devant le présentateur Jean-Pierre Pernaut médusé, Pierrot taxe l'analyse du président de " simpliste " lui signifie, dans le débat " que les gens d'en bas, qui se lèvent tôt, partagent surtout les petits salaires, les licenciements, les fermetures d'usines. " La passe d'armes sera courte, mais elle fait mouche.

Les autres invités se fondent dans le décor du plateau. À la sortie, Pierre Le Ménahès est content : " J'étais venu pour faire passer le message de la France d'en bas à la France d'en haut. J'ai réussi. " Radios, télés, internautes se ruent sur ce petit Breton qui n'a peur de rien. Il enchaîne les plateaux télé dont celui du Grand Journal de Canal +. Durant quelques jours, sa marionnette apparaît même aux Guignols.

Dans cette tempête qui se lève autour de lui, il garde la tête froide. Il rejoint ses copains à l'hôtel et très vite reprend le train pour Lorient, fuyant la capitale " et les salons feutrés des médias. Je préférais retrouver les copains, me ressourcer, partager avec eux, ces deux jours non-stop dans un autre monde. "

Malgré les sollicitations, Pierre Le Ménahès n'a pas voulu retourner devant les caméras. " Pour exclure toute forme de caricature, dit-il et pour éviter d'être instrumentalisé dans les pièges du strass et des paillettes. "
Avant l'été, Les éditions Favre l'ont convaincu que son combat syndical pour sauver la fonderie, entre 2008 et 2009, méritaient un récit. Son livre, La France d'en bas face à Sarkozy sort ce jeudi 27 octobre. La maison suisse fondée il y a vingt ans publie une collection composée de dossiers et de témoignages. Pierre Le Ménahès entre dans cette case-là.

" Tout ce qu'il fait, c'est pour les autres "
À 52 ans, il a pris la plume pour refaire le film d'une bonne grosse tranche de sa vie. Les manifs à répétition, les assemblées générales, les réunions chez le préfet. La persévérance des 537 salariés, lâchés par leurs actionnaires, et le soutien étatique à l'industrie automobile ont abouti à la reprise de l'usine par Renault, le 26 juin 2009. À tel point, confie le maire communiste d'Hennebont, Gérard Perron " que la mort de Michael Jackson intervenue le même jour, est passée presque inaperçue au pays de Lorient. "

Avec son bref mais très remarqué passage en " Sarkoland ", les mois de lutte sociale composent l'essentiel de l'ouvrage que Pierre Le Ménahès a rédigé à la main. À ses heures, il écrit aussi des refrains, engagés évidemment, pour chanter dans les bistrots avec son groupe de rock.

Tous ses proches sont d'accord :" Pierre est un tribun, d'un charisme comme on en voit rarement. Mais tout ce qu'il fait, c'est pour les autres. Aucune décision prise ne l'a été sans l'avis des salariés de la fonderie. Même quand il a été sollicité pour rédiger un livre, il a demandé qu'on vote. "

Olivier Besancenot, le leader de NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) a été bluffé par le personnage. Il témoigne dans l'ouvrage : " Quand je suis allé soutenir les fondeurs en juin 2009, Pierre m'a dit qu'on viendrait me chercher à l'aéroport de Lorient. À l'atterrissage, le pilote est venu me prévenir que j'étais attendu. Ils étaient plus de 400 ouvriers dans le hall, avec tout l'attirail de la manif combative. J'en avais la chair de poule. Pierre, c'est le syndicaliste qu'on aimerait tous avoir dans sa boîte et avec qui on a aussi envie de s'accouder au comptoir pour boire le verre de l'amitié. "

Bernard Lavilliers, le 4 avril 2009, a accepté de chanter à Lorient au profit des ouvriers. Il a préfacé le livre en leur dédiant une de ses chansons Les mains d'or. Un hommage aux salariés de l'industrie. Avec fierté, Pierre Le Ménahès révèle que Lavilliers " a cédé les droits d'auteur de cette chanson au syndicat de la fonderie. " Tout aussi simplement, Pierrot confirme que de son bouquin, il ne veut pas toucher un sou. Les recettes iront à la CGT.

Françoise ROSSI.

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Les brèves sont issues du mensuel 'la CGT Ensemble'.